Ce week end, j'ai écrit.
J'ai beaucoup écrit.
Si j'avais voulu, j'aurais pu boucler l'OA tellement j'étais inspirée.
Mais je l'ai pas fait.
J'ai bouclé deux chapitres.
Il me reste à en terminer un, celui du dénouement final.
Puis, il y en aura un autre, peut-être deux, je ne sais pas encore.
D'ici trois chapitre, j'aurais terminé l'Ombre Atlante.
Ca fait un sacré bail que je l'ai commencée.
Je n'avais pas encore terminé Pré-Mission quand je l'ai commencée.
Ma bêta lectrice, c'était encore Eowen. C'était y'a très longtemps ^^
J'ai jeté un coup d'oeil sur mon ancien blog, et apparemment le 03/09/2005, j'ai dit dans un article (ultra long au passage lol) nommé
Le Commencement
:
" Si j'ai pas beaucoup écrit, c'est parce que mon écriture se dévoue à autre chose en ce moment ! Et oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai une nouvelle fic en cours. Une fic sur Atlantis, mais vous ne saurez rien de plus ! Niark niark niark !! (2) Pour ceux qui veulent des scoops... on peut s'arranger ! mdr ^^ (3) Quand à la date d'arrivée de ce chef d'oeuvre, j'en sais trop rien, puisque comme vous le savez tous, c'est la rentrée ! "
Hum, si j'avais su qu'un an plus tard, j'y serais encore...
Ca m'impression moi-même en fait, de voir que ça fait un an, voire plus, que j'écris l'OA ^^
N'empêche, quand on y pense bien... franchement con ce scénar' ^^
C'est vraiiii quoi ! J'ai recherché le sysnopsis déclaé que j'ai fait à Crazy, l'autre jour, parce que je trouve qu'il colle vraiment bien mdr
Bon en fait, j'ai pas trouvé, j'ai effacé les archives.
Crazy, tu les as toujours ? ^^
C'était un truc du genre...
Que le type passe son temps à courir, ou à gueuler, tout le long de la fic. Que la fille risque tout le temps sa vie, la cruche. Que le mec et la fille ne savent franchement pas ce qu'ils veulent.... enfin voilà...
Crazy, retrouve le moi, c'était beau lol
Enfin bon... Très con comme scénar.
Une histoire d'amour, une histoire d'assassin, de l'action, du suspens, de la peur, de l'angoisse, de la colère, de la tension, bref...
De quoi balancer ce que je veux quand je le veux.
Pouvoir écrire ce que je veux, quand je le veux.
Et que ça colle.
L'OA c'est un peu un déversoir. J'y balance tout.
J'ai oublié de dire qu'il y avait de l'humour, enfin plutôt de l'ironie, du cynisme parfois... Beacoup de colère sur la fin, Sheppard est déchaîné, vraiment ! lol
C'est étrange en fait.
Il y a des scenes que j'avais pas prévues d'écrire, des scènes qui sont arrivées comme ça.
Juste suivant mes émotions, mes sentiments.
L'Horloge.
Je crois que c'est le meilleur exemple en fait.
Parce que, dans le personnage de Rodney, il y avait beaucoup de moi.
Cette espèce de tristesse, enfin plutôt de peine, de douleur comme imcompréhensible, cette sensation de malaise...
Ce qui est étrange, c'est qu'il n'y avait rien derrière ça, enfin de mon côté, aucun probleme majeur, juste... cette sensation.
Hier, j'ai écrit, bouclé deux chapitres...
Dans ses chapitres, il y a de l'humour, parce que il y a tellement de colère que ça en devient dérisoire.
Détonnant.
Explosif.
Tellement de colère.
C'est vr'aiment étrange, parce que moi, à l'origine, je n'étais pas en colère.
A ce moment précis, il n'y avait aucune raison.
A part, toujours les mêmes.
L'accumulation.
Les choses dont on souffre, qu'on refuse d'avouer.
Ou celle qu'on pensait avoir oubliées...
Elle m'a pardonné, mais elle n'oublie pas.
Moi... C'est plutôt le contraire... Je ne me suis pas pardonné. Mais parfois, j'oublie...
J'espère que vous vous souviendrez, d'où ça vient.
Que vous vous rappellerez, quoi.
C'est étrange, comme au final, tout revient à la base.
On a beau tenter de s'envoler, on retombe toujours, un jour ou l'autre...
Ce qu'il faut, c'est continuer d'espérer.
Prendre un tramplin, se dire que celui là, c'est le sien.
Le prendre, le prendre à fond, sauter, et voler.
S'envoler assez loin pour ne plus retomber.
C'est peut-être étrange pour certains, mais à l'altitude où je suis, j'ai peur de retomber en terminant l'OA.
J'ai pas envie de considérer la fin, comme le fait de tourner une page de ma vie.
Je sais que ça va paraitre tres con à certains, comme idée, mais je m'en fiche que vous compreniez.
Le fait est que... que c'est comme ça.
C'est comme quelqu'un, avec qui j'aurais passé un an de ma vie, et que je devais partir loin.
Commencer quelque chose de nouveau.
Je ne sais pas trop si c'est l'auteur ou si c'est la personne que je suis qui se pose tant de questions.
Peut-être les deux.
Avec l'OA, j'ai l'impression d'avoir atteint le summum, le grand maximum, l'apogée.
Comme si je ne pouvais pas aller plus haut encore.
Je ne pense pas que ce soit une question de succès.
Juste... d'épanouissement.
C'est un sentiment très étrange, et très agréable, d'écrire, au fil de la plume, d'écrire des mots, puis d'autres, des phrases, et ainsi de suite, et atteindre des pages, des pages et des pages encore.
Comme si, par d'autres lieux, d'autres temps, d'autres personnes, d'autres situations, on ouvrait son coeur, on laissait sortir tout ce qui se terrait au plus profond de nous.
Comme si on lâchait tout...
Mais qu'on restait en l'air, comme en train de flotter.
Comme emporté par cet élan.
Ca me fait peur, de perdre cet élan.
Cet impression de pouvoir tout dire.
De pouvoir, oui, c'est ça, une idée de pouvoir.
Faire des choses avec les mots, dont on est seul capable.
Ecrire, écrire des choses à soit, des choses qu'on aime, que les autres aiment aussi, des choses..
Avoir ses mots à soit, ses phrases à soit, son style...
Un peu, comme son âme.
J'ai peur de perdre cette âme...
Terminer cette histoire, ça serait une victoire, mais une douleur...
C'est étrange.
Maintenant que j'y repense...
Je comprends, Barbie, pourquoi tu t'es pas encore remise d'avoir tué Matt.
C'est comme si nos histoires, faisaient partie de nous.
Un peu comme notre moitié, ou comme la pièce manquante, pour que tout soit parfait.
L'inspiration, écrire, c'est ça, c'est comme ce bout de nous, et quand on les perd, on se sent comme vides, comme abattus...
Je n'ai pas envie de terminer cet article, non plus.
Je me sens comme... comme ayant besoin de prendre une grande inspiration, une bouffée d'air frais...
Me remettre les idées en place...
Effacer cette impression, sentiment comme presque blasée, espèce de tristesse et de peur, étrange sensation, tellement étrange que je ne parviens pas à mettre un mot dessus...
Ecrire, c'est un peu le moment où le masque tombe...
On on a plus besoin de faire semblant, pour rien.
On est nous même, on se retrouve.
Ca fait mal, mais ça fait du bien.
Ca nous vide, mais ça nous remplit.
C'est une expression un peu conotée maintenant, mais j'en trouve pas une meilleure pour exprimer ce que je ressens, ce que j'ai ressenti, en écrivant cette fic.
J'ai pris un pied d'enfer.
Incroyable.
Je crois pas que ce soit quelque chose qui se décrive, juste quelque chose qui se vit.
J'espère sincèrement, que chacun ressent ça, dans une vie. Espèce de satisfaction, bonheur à l'état pur, même s'il y a tristesse ou douleur, peu importe, tout s'efface, et reste ça...
Je ne sais pas comment ceux qui n'écrivent pas font pour tenir...
Je suppose que chacun à son truc.
Mais moi ce que je sais, c'est que sans ça, jamais je ne pourrais tenir.
C'était un passe temps, c'était un loisir, c'est devenu un besoin.
C'est vital.
Juste vital.
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