Une Nouvelle Ere

frackin' mood

(icon by me)
Réaction à chaud.
(Oui, à cette heure ci)

Je trouve ça absolument dégueulasse...
Sérieux quoi... :/

L'action était super, quoi qu'un chouilla tirée par les cheveux (en même temps vu ceux de DT on peut pas leur en vouloir...), les acteurs magnifiques comme d'habitude, on a eu notre dose d'adrénaline, d'émotion, de bad guys, et même le top du top : [spoiler]everybody lives !

...
Et mon Ten (Eleven ??) il fait quoi maintenant ?
Non vraiment, je trouve ça trop affreux quoi. On se doutait qu'il finirait pas avec Rose pour nous tourner le bigger-on-the-inside tardis dans la prairie, mais quand même !
Rien qu'à se rappeler sa tête quand il a revoit pour la première fois, je peux pas m'empêcher de me sentir trop dégoûtée, parce que une fois de plus, lui, il sauve le monde, les méchants lui font plein de reproches, et il finit même pas un minimum heureux.

Après je dis pas que j'ai pas presque crié quand son double embrasse Rose sur la plage, et je dis pas que du point de vue de Rose, tout ça n'est pas merveilleux, vu qu'elle a un homme, exactement comme celui qu'elle voulait, avec un coeur en plus, et qui lui murmure son amour à l'oreille, mais voilà quoi... Ils ont beau essayer de me faire gober qu'ils sont identiques, l'un est quand même le double de l'autre, et même si l'original est pas cap de dire à haute voix ce qu'il ressent tout bas, et bah, moi je dis, il mérite quand même un big hug parce que il m'a rendue trop triste.

Et maintenant, et bah génial, il est juste tout triste, et il va encore se taper les Cybermen, en repensant à ses amis loin quelques parts qui vivent leurs vies, à son amour perdu, à "son" dernier génocide en date, youpla booum, j'ai comme l'impression que ça va être l'éclate ! ...

Même s'il reste encore le zode de noel et les zodes spéciaux de 2010, je commence à comprendre -et j'aurais jamais pensé dire ça un jour- comment et pourquoi au fil du temps un changement d'acteur s'impose. Parce que même s'il est la même personne, c'est toujours un peu un moyen de tourner la page, de redécouvrir des expressions, des sentiments, à travers quelqu'un d'autre, pour ne pas avoir l'impression de s'enterrer dans la dépression, parce que franchement après 900 ans pareilles, moi je dis, il aurait bien besoin d'un psy notre Docteur...

(non mais arrêtez, je dis pas ça parce que je fais des études de psycho... pour une fois que j'étais sérieuse, tout de suite !)

Oh, et, au passage, au cas où quelqu'un se dirait que ce qui arrive à Donna n'ajoute pas à mon côté totalement dégoûtée, et bah, figurez vous que si, mais alors vraiment, si si si quoi ! Pauvre Donna.. .
[/spoiler]

Pour finir, si je dois citer une seule réplique qui m'a trop tuée, la voici :
[spoiler]"And he needs you. That's very me."[/spoiler]

Je trouve que ça dit tout, vraiment, exactement, totalement ce que je peux penser du Docteur pile à cette fin de saison, et c'est bien pour ça que je me demande comment il va s'en sortir (puisque je rappelle que depuis le renouveau de la série tout le cast & crew nous rabache des "Rose is the love of his life" !! Je le vois très mal retomber amoureux pour de vrai moi !)

(Fin quoi que, y'aura toujours River Song hein. C'était ça le truc, histoire de nous refiler un peu d'espoir ? Mouais, ça peut se tenir. Mais à mon avis, c'est pas pour demain...)

Étant donné qu'il se fait un peu tôt pour théoriser, commenter, détailler tout ça, je vais juste aller me coucher au fin fond de mon lit et essayer de pas trop cogiter là dessus avant que ça me rende dingue, ou déprimée (déjà que c'est pas la joie, alors là, merci le Docteur hein...)

Tags : fangirling, frackin' mood

Ame en chantier

le 10/07/2008 à 00h23
Je me sens fatiguée, vidée, épuisée, comme s'il y avait un trou béant en moi tellement profond qu'on ne pouvait plus y creuser, car ce puits est sans fond et tout s'y engouffre, petit à petit, consommant toute mon énergie, rejetant seulement des idées sombres, de la brume, et des cauchemars. Je n'arrive même plus à m'exprimer, plus à écrire, plus à crier, ma muse, effrayée, m'a quittée, elle aussi en son âme blessée, tellement blessée. Elle saigne, a mal, à en crever. Elle souffre en son coeur et les mots se répandent hors de son esprit, à travers les méandres du vide où s'engouffrent tous nos espoirs et nos vies repenties, là où tout disparaît, là où tout est parti. Les yeux mi-clos, mes maux m'étouffent, j'aimerais pouvoir tout dévoiler, hurler les douleurs qui nous bouffent, murmurer les vers qui nous rongent, déclamer les rimes de mes songes, j'aimerais voir enfin tout éclater, j'aimerais, peu à peu, me reposer.

Tags : frackin' mood, Gisèle & I, poetry

I'm always all right.

le 01/08/2008 à 23h47
Je sais quels seront les tags de cet article avant d'en avoir écrit le contenu. Parce que je sais ce que je ressens avant même de mettre les mots dessus. Je me sens vidée, blessée, fatiguée, je me sens seule, terriblement impuissante, frustrée, j'ai l'impression d'étouffer. C'est toujours quand on croit enfin que la tempête se calme qu'on se prend une nouvelle rafale. Vous avez l'impression d'avoir déjà lu quelque chose du genre ici ? J'ai bien l'impression de l'avoir déjà écrit.
Je suis juste fatiguée des coups bas que la vie nous donne, je suis épuisée de ne pas comprendre où tout ça va nous mener. Lessivée de pas trouver quel chemin nous mènera à un peu de tranquillité.
J'arrive même plus à suivre le fil de mes pensées pour les taper.
J'ai des projets, des idées, je fais de temps en temps des plans pour mon quotidien, mon quotidien dont je me plains tellement, et c'est quand j'essaie de me motiver qu'à nouveau on me met des bâtons dans les roues. Nous tirer par les pieds pour nous désarçonner avant même qu'on soit remonté sur le cheval, je trouve pas ça juste.
Alors voilà, je suis triste, j'ai mal, je suis fatiguée, et bornée à retenir mes larmes parce que trop ont coulé. Pas dit que je réussirai.
Ma souffrance, tout ce que je sais en faire, c'est l'écrire, pour pas la ruminer. Alors voilà, je la pose en mot, mais j'arrive plus à la transformer. Y'a pas si longtemps, ma douleur, j'en faisais de la tristesse, de la frustration, j'en faisais de la haine, de la colère, de la folie, de la violence et de la perdition. Aujourd'hui tout ce que j'écris se résume en un bloc de souffrance brute, polie par la frustration, et toujours ces métaphores filées à la con.
Je suis pas tellement sûre que ça m'aide, même si j'en fais ma thérapie. Je suis même pas très sure que ça se lise, franchement ça doit pas être tous les jours digeste, le désespoir cimenté coups de couteau dans le coeur, mais j'arrive plus à en faire autre chose, alors... Y'a des jours où je me demande un peu si j'ai le droit d'écrire ce que j'écris avec le plus profond de mon âme, non pas par pudeur, ça j'en ai plus depuis un moment, mais plutôt par une espèce de question éthique, où je me demande si j'ai le droit de mettre sous les yeux de mes lecteurs des mots de douleur et de peine tellement lourd qu'ils font se fendre le papier sous leur poids.

Je pousse un soupir à fendre la pierre, les roches, les falaises, le béton armé, la page est noircie d'encre et pourtant j'ai la sensation qu'elle n'est pas terminée, je ne peux pas la tourner, mais j'aimerais tellement l'arracher.

Tags : a day in the life, frackin' mood, Gisèle & I

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