Une Nouvelle Ere

frackin' mood

Sombre con.

le 23/06/2007 à 22h37
Certains jours j'aimerais comprendre pourquoi les gens s'accrochent au passé.
Pourquoi certains s'enferment dans leur monde, à ressasser en boucle les souvenirs.
Pourquoi d'autres, emplis de rancoeur, on simplement envie de faire souffrir.
Comme si le monde ne souffrait pas assez.

Comme si on avait besoin de se rabaisser à son niveau.
Certains jours j'aimerais comprendre pourquoi on se pose encore la question, de savoir ce qu'il est, où il est, ce qu'il pense, ce qu'il ressent.
Savoir s'il est heureux ou non, s'il souffre ou pas, si parfois il pense à nous.
Ou pas.

S'il regrette.
Ou pas.

Pourquoi est-ce qu'on peut pas se résigner à tourner une page ?
Ca nous ferait tellement de bien.

Quatre mois et sept jours.
Ou quelque chose comme ça.
J'avoue ne pas avoir regardé le calendrier.

Et alors ?
Je suis sensée dire, quoi, qu'il me manque ?
Que je regrette ? Que je veux le voir ?

Je ne peux pas mentir, je n'en peux plus que chacun se mente en voulant faire bonne figure.
Quatre mois, et j'ai jamais été aussi tranquille, après tout.
On vit dans la vérité.
Bien sûr parfois on repense, on se rappelle, on regrette.
On regrette l'ignorance, le substitut de bonheur, l'apparence.

Je ne peux plus regretter.
Je veux simplement avancer.

Si vous voulez, on se teindra en blonde...
Je sais pas si lui, s'est fait teindre ses cheveux blancs.

Et je m'en fous.
Oui, je m'en contre-fous.
J'aurais à le voir, du moins, à le croiser.
Je n'ai pas l'intention de le regarder, de lui parler, de le cotoyer.
Même si pour ça je dois passer ma soirée à éviter tout le monde.
Même si pour ça je dois passer ma soirée à fuir.

Quatre mois et pas une nouvelle, pas un regard.
Dix-sept ans sans un mot.
Alors pourquoi je ferais un effort ?

Quelque chose comme une journée.
Deux jours à l'année.
Le croiser de loin, entendre dire son nom une fois.
Je ne veux rien de plus que ça.
Je ne supporterais pas plus que ça.

Peut-être que c'est con.
Que c'est mal, que c'est mauvais, que je regretterais.
Mais je m'en contre-fous.

Le seul avenir que je me vois, est sans lui.
On souffre bien assez chaque jour pour s'infliger soi-même d'autres choix douloureux.
Autant soulager un peu notre peine.
Autant faire des choix, bons ou pas, personne ne le sait.

Tous les choix sont conjoncturels
Personne ne sait ce qu'il advient,
Le soulagement structurel
Qui sait comment on y parvient,
Alors on choisit, un point c'est tout
On choisit, on lisse, on recoud
On se brode une vie
On oublie les accrocs
On tisse une ligne droite
Sans plus jamais y faire défaut.
Sans plus jamais se souvenir d'hier
Jamais jouer aux fiers
Le fil jamais ne s'use
Suffit de s'en persuader
Et je me convaincs, en abuse
Il suffit d'y rêver.
D'oublier.



Pauvre idiot, sombre con
Damné, à ne jamais être un homme
Pauvre idiot, sombre con
Avec elle, tu n'auras jamais de mômes...

Sombre Con - Rose

Tags : frackin' mood

Changes

le 05/07/2007 à 23h49
Parfois, on fait des choix dans la vie, des choses mineures, des détails. Parfois on ne sait pas très bien pourquoi. Parfois ces petits détails sont synonymes de changement. Synonyme d'un désir, volontaire ou inconscient, d'opérer quelques changements... Des petits changements... Comme si cela allait changer tout le reste.

" I dyed my hair blonde... The day after Derek moved out. Change is good. Your marriage is over. You're--You're starting over.
- So am I.
- Right. "

On espère que changer une chose, une habitude, une apparence, fera que l'idée que l'on veut donner de nous deviendra réalité.
C'est un fait. C'est stupide. Mais c'est comme ça.
On ne peut pas s'y résoudre.
Tout simplement parce que "et si..."

Alors on fait des petits changements...
On achète de nouvelles chaussures, parce que les anciennes nous rappellent trop les jours de pluie qui les ont bousillées.
On investit dans un nouveau réfrigérateur, parce que l'autre est celui qu'on avait acheté il y a des années de ça, et qu'aujourd'hui tout est différent.
On crée un nouveau blog comme pour tourner une page, parce que le vieux ne nous correspond plus.
On se teint les cheveux parce que le reflet que nous renvoie le miroir nous parait trop fade. Trop vide. Trop rien.

Alors on fait des petits changements...

On cherche à se donner un air plus assuré. Plus excentrique. Comme si le fait d'ajouter de la couleur aux apparences ajoutait de la couleur à l'âme.
On essaie tous nos petits changements de surface, en se disant que peut-être que si on y croit assez fort, ils se graveront en profondeur.

On fait des choses en fonction des autres, même les jours où on essaie de se convaincre que c'est pour nous même.

On fait ces choses parce qu'on a pas d'autre choix, parce qu'on ne peut pas faire autrement, parce que si on ne bouge pas les détails, alors on se sent immobile, on reste droit, on s'enlise, on se terre, on se replie sur nous même, et là, oui là, ça devient galère.



*
Have I told you I ache, have I told you I ache,
Have I told you I ache, for you...

Have I told you I ache, have I told you I ache,
have I told you I ache, for you...

The time that it took, writing words for my book,
seems to have broken off

the gate that I shot,
last time I got hurt
seems to have opened itself
oh what its spinnin now,
its tryna catch me up
tell me to appriciate, here and now
I'm sorry but I meant to say
many things along the way
this ones for you.

Have I told you i ache, Have i told you i ache,
H
ave i told you i ache, for you...

*



Et vas te faire voir, tiens...
J'en ai assez, c'est dingue.

Rien que la pensée de te croiser me file limite la nausée.

**
J'ai vomis ma haine sur vos regards
Parait même que j'étais pas belle à voir...
**

J'ose même pas imaginer ce que ça va donner, tiens.
J'ose même pas imaginer ce que tu peux penser, ou ce que tu penseras.
Encore moi ce que tu peux ressentir.
Et en même temps, si ce savait ce que je m'en tape...
Parce que toi, ce qu'on peut ressentir, t'en a toujours eu rien à foutre, alors...

Passé minuit
Les langues se délient.

Que dire de plus...
Les paroles sont bien jolies, oui c'est délicat de dire qu'il faut vivre sans se soucier, qu'il faut oublier le regard, ou ce qu'ils peuvent penser.
Oui c'est très beau, mais en fait, personne ne le fait...
On ne donne que des leçons apprises par coeur qu'on ne parvient pas nous même à appliquer. Comme si on espérer voir les autres réussir, comme si ça pouvait nous amener la vague suffisante pour nous mener au bout du tunnel.

On ment, on se ment, on essaye, on change.
On se cherche.
Je sais pas si à la fin on se trouve...
Mais j'ai comme l'impression que c'est pas pour tout de suite...



* Ache - James Carrington
** Je m'ennuie - Rose

Tags : frackin' mood

That sucks.

le 07/12/2007 à 23h48
Des fois y'a tout qui craint d'un coup, sans trop qu'on sache pourquoi. Y'a des fois où on se met à flipper alors que rien n'a vraiment changé. Des fois où on rumine le passé, des fois où on a peur de l'avenir, peur de ce qui va se passer, peur que tout s'effondre encore du jour au lendemain. Des fois on sait pas trop si on doit se sentir mal, des fois on sait pas trop si on doit s'effondrer. Y'a des fois où on sait même plus ce qu'on pense, ce qu'on ressent. Des fois où on est perdu. Tellement de fois.
Y'a des fois où on réalise soudain ce qu'on a sous les yeux. Des fois où on comprend la chance qu'on a. Des fois où on réalise ce qu'on ne veut pas perdre. Parce que souvent on se rend compte des choses auxquelles on tenait seulement quand elles disparaissent.
Y'a des fois, des coups de blues, des coups bas, des fois où on a envie de pleurer sans savoir pourquoi, des fois où ça va pas.
Des fois où le passé fait mal, et où on craint que l'avenir ne fasse souffrir.
Des fois où on a besoin d'exploser, de tout laisser retomber, de laisser glisser les larmes le long de nos joues, de les laisser errer sans retour jusqu'au coin de nos lèvres, sans les arrêter, jamais.
Y'a des fois où on ne sait pas où les choses nous mènent, et où ça nous fait flipper. Des fois où on a peur que le futur nous ramène au passé.
Des fois où on aimerait tellement rattraper le temps.

Y'a des fois où on comprend même pas ce qui fait qu'on perd les choses. Des fois où ça arrive soudain sans qu'on y comprenne quelque chose. Des fois où on se doutait un peu, mais pas à ce point. Des questions sans réponse, puis la fin.

Quand tout s'arrête, on pleure longtemps. De longues minutes, infiniment. On souffre des jours durant. Le temps passe, et parfois, ça revient soudain, sans raison aucune, juste un détail, un souvenir. Une chose qu'on aurait voulu dire.

Les semaines, les mois, tout recommence, comme normalement.
Le temps qui passe, et tout qui se calme, la vie qui continue, et puis voilà.
Et puis voilà...

Et puis des fois, ça revient encore, comme un souvenir errant, comme le fantôme de nos souffrances, parfois sans raison concrète, et parfois juste parce que, c'est juste, un anniversaire.

On se convint que c'est juste une date pour y penser. Juste une pensée, et puis c'est tout, juste comme pour faire bon effet.
On se dit que c'est loin maintenant, on se dit que c'est fini.
Puis on rêve, ou on cauchemarde. On se rappelle malgré nous. On revoit son sourire, ses yeux tendres, son odeur de tabac, ses câlins quand il nous serrait dans ses bras, avec ses mains rugueuses d'avoir trop travaillé.
On chiale un peu, un soir sur le canapé.

Et on attend que ça passe encore.
Parce que le temps passe, et tout disparaît.
On passe comme à autre chose, tout s'atténue, la peine, les regrets, restent les bons souvenirs, les vieux sourires.

Jusqu'à la prochaine.

Tags : a day in the life, frackin' mood

Je me souviens d'un arbre
Je me souviens du vent
De ces rumeurs de vagues
Au bout de l'océan
Je me souviens d'une ville
Je me souviens d'une voix
De ces noëls qui brillent
Dans la neige et le froid

Je me souviens d'un rêve
Je me souviens d'un roi
D'un été qui s'achève
D'une maison de bois
Je me souviens du ciel
Je me souviens de l'eau
D'une robe en dentelle
Déchirée dans le dos

Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait de la peine
C'est de ne plus voir mon père qui danse

Je me souviens d'un phare
Je me souviens d'un signe
D'une lumière dans le soir
D'une chambre anonyme
Je me souviens d'amour
Je me souviens des gestes
Le fiacre du retour
Le parfum sur ma veste

Je me souviens si tard
Je me souviens si peu
De ces trains de hasard
D'un couple d'amoureux
Je me souviens de Londres
Je me souviens de Rome
Du soleil qui fait l'ombre
Du chagrin qui fait l'homme

Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait de la peine
C'est de ne plus voir mon père qui danse

Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait de la peine
C'est de ne plus voir mon père qui danse


**


Juste une pensée pour toi
Et des larmes qui glissent.
Hors de contrôle.
Juste des souvenirs
C'est tout ce qu'il nous reste.
Juste pour te dire
Qu'on ne t'oubliera pas.
Juste pour te dire comme tu nous manques.
Juste des souvenirs
Pour te dire que je t'aime.


**


Ce que t'es beau sur cette photo.
Un vrai canon je dirais même. Je comprends, je comprends, après tout c'est dans les gènes :)
[on dit que ça a sauté une génération ou pas ? xD]
T'as du faire des ravages avec les filles, j'en suis sure.
Je t'oublie pas beau brun.
Et à chaque pensée pour toi me revient cette tendre odeur de tabac.
Je respire mon souvenir encore une fois, jusqu'à la prochaine,
Et je me sens comme si tu étais toujours là...



L'image “http://img85.imageshack.us/img85/1963/blendhenrisuzannefh1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Tags : a day in the life, frackin' mood, sing me a song

Bad Wolf.

le 05/01/2008 à 00h14
Nouvelle CSS à l'horizon. Mais comme vous pouvez le constater j'ai pas changé de thème. En même temps je me dis, je m'en fous, pour le monde qui passe ici... autant que ça me plaise à moi lol
(au passage, l'icone est de moi.)
(au fait, ajout de quelques OS dans la section consacrée... pour ceux que ça intéressent... uh... )

Hors de question de faire un article d'ode à la nouvelle année, de voeux, résolutions, et autres trucs hypocrites comme on en voit partout. (Toutes mes excuses à ceux qui ont consacré un article pour souhaiter la bonne année...)

Moi c'est simple, pour l'instant, 2008, je sais pas par quel bout la prendre.
Pff, 2008, 2008, deux qui la tiennent... ...euh... désolée...
(si vous connaissez pas... mieux vaut pas que vous connaissiez... xD )

Non mais c'est vrai quoi, pourquoi on devrait être heureux de passer à l'année suivante. Après tout c'est pas comme si ça changeait vraiment quelque chose.
Les cons sont toujours aussi cons, les gentils toujours aussi gentils, les pommés toujours aussi pommés, le deuxième soleil se lève toujours dans le ciel brun orangé, derrière les montagnes couvertes d'herbes rouges qui se mêlent à la neige et le vent qui fait scintiller les feuilles argentées des arbres...

...Merde.
Jme suis plantée de planète.
Désolée.

Enfin vous m'avez comprise quoi !

Ah je vous jure...
En tous cas, moi j'ai pas changé.

Toujours aussi... hum jsais pas par où commencer en fait... mdr
Toujours aussi flemmarde, toujours aussi rêveuse, toujours aussi motivée à avancer, toujours aussi chiante, toujours autant rongées par les mêmes aléas, toujours aussi émotive, attentive, toujours aussi sensible, délicate, toujours aussi barge, toujours aussi ironique, cynique, marrante peut-être, mais surtout empathique, toujours aussi la même, quoi...

Toujours aussi douée pour gaffer, toujours aussi seule quand la nuit tombe, j'aime toujours autant écouter la pluie, la sentir glisser le long de mes joues, se faufiler dans mon cou...
Je suis toujours aussi douée pour fermer les yeux, toujours aussi douée pour faire paraitre, toujours aussi douée pour disparaitre, je suis toujours autant transparente pour certains, toujours aussi claire, toujours aussi simple, et d'autres lisent en moi toujours autant, comme dans un livre ouvert.
Je sais toujours autant m'abrutir pour oublier, toujours autant écrire, chanter, griffoner, toujours autant manipuler tous les médias qui viennent à moi, je sais toujours autant trouver les nuages pour m'enfouir la tête dedans, pour rester dans le brouillard avec des paroles dans la tête, pour ne pas regarder, observer, pour oublier ce qui se perd, ceux qui désespèrent, pour oublier, tout simplement, tout oublier...
Je trouve toujours autant de gens, de choses pour me toucher, je trouve toujours les étoiles des fois quand je me regarde dans les yeux, parfois je les vois briller, des fois je les vois pleurer, je suis toujours moi, à peu près... Je me perds toujours autant des heures dans la nuit à errer à la recherche de choses pour me faire sourire, me surprendre, me faire rire, me faire frissoner, des fois me faire pleurer, mais et alors ? C'est bon des fois, d'être juste soi...
Je garde toujours autant les choses au fond, mais croyez moi, un jour elles sortiront. Et y'en a tout un tas, oui tout un tas, qui ont intérêt de ne pas être là ce jour là, parce que plus ça va, et plus il s'approche, et quand ça éclatera, croyez moi, ça n'épargnera pas tous ceux qui méritent d'entendre à quel point ils sont répugnants. Y'en a qui croient me connaitrent, qui me voient juste de l'extérieur, la façade sage, comme si j'étais qu'une poupée, un pantin, à qui on dit des choses et qui encaisse sans broncher, un truc qu'on pourrait manipuler. Mais vous voyez, moi, je suis bien loin de ça. Ils ne le savent pas encore, mais ils apprendront surement qu'il y a une part de Méchant Loup en moi...

Moi 2008 aujourd'hui, elle m'a fait des cadeaux et offert des blessures.
Je peux pas la damner, ni encore l'aimer, après tout, je la connais tout juste depuis cinq jours...

Je vais attendre un peu, la regarder passer, et je vous dirais, ce qu'elle me fait, 2008.

Je crois qu'elle et moi, on se recroisera très vite.

Tags : a day in the life, frackin' mood

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