Une Nouvelle Ere

frackin' mood

Seven

le 26/02/2007 à 16h30
J'avais commencé un article avec un quizz stupide, celui "sept choses..."
Je l'ai rangé dans un coin, autre chose à dire.

Bien que je sache pas par où commencer.

Je me sens bien conne.
Ouais, ça c'est le premier point.

Je pensais qu'au fil de temps, ce genre de trucs, à force de se les prendre dans la gueule, on les voit venir.

Il s'avère que non.

Deux fois en à peine 5 mois, quand même.
Je fais fort.

J'hésite.
Entre hurler, frapper, pleurer, vomir.

Ouais. Super.

Je regrette des choses.
Un tas de chose.
Mais là sur le moment, sincère. Le truc que je regrette sûrement le plus, c'est ma naïveté.

Mais bon. Apparemment, je prends des coups, mais j'en retire toujours par de leçons.

C'est comme ça.




Règles du jeu :
Sous chaque pétale, un mot te décrivant : oui, toi, Speedysyd !
N'en découvre qu'une seule par jour. Histoire que même si tu ne me vois pas sur msn, tu saches que je pense à toi.
x x x

Tags : frackin' mood

Deny deny deny...

le 05/03/2007 à 00h09
Il est minuit.
Tiens, minuit dix en fait.
Le temps passe vite.

Je suis dans ma période Grey's Anatomy.
En une semaine, j'ai regardé toute la saison 1. En même temps y'a que neuf épisodes.

Ce soir j'ai entammé la saison 2.
Quatre épisodes d'affillée.

Je dois sûrement avoir un côté sado maso.

Ca me fait mal au coeur.
Sincèrement. A la 1ère diffusion, j'ai pas passé une seule soirée devant G'A sans me mettre à pleurer.

Même si des passages me font rire, ça me fait mal.
Y'a des trucs sacrément ironiques n'empêche.
Des trucs que j'ai vu dans mon petit écran sans savoir que plus tard je me poserais les mêmes questions.

Y'a qu'à voir Who's zoomin who.
Ou mieux.


- Addison, yes, see! Hi. I told Richard i knew you and Derek would get back together.
- Uh, actually, I'm here on a case.
- Addison and I are over, Adele.
- It's not like we're divorced.
- Practically divorced.
- You've had counseling?
- We had adultery. That was enough.


Yep. Cette série est d'une réalité fracassante.

- You had a broken heart, literally.

Je sais pas pourquoi je regarde si ça me fait tant de mal que ça.
Je sais pas non plus pourquoi j'écris cet article en même temps, puisque personne répond jamais.

C'est quelque chose d'étrange. Et d'exigeant.
J'ai pas envie qu'on me réponde, et pourtant quelque part j'attends tout de même un signe de la main.
J'ai pas envie d'entendre des paroles vides de sens, de lire des mots forcés, des expressions idiotes. J'ai envie de voir les mots comme ils doivent être.

Le problème c'est que je sais pas comment les mots doivent être. Comment j'ai envie de les voir. Ce que j'ai envie d'entendre.

Je sais même pas pourquoi j'aurais besoin d'entendre quelque chose.

Je suis juste là.
Je parviens pas à écrire ce qui me touche, je passe mes soirées les larmes aux yeux devant une série en espérant qu'elles tombent, que parviens pas à me mettre au boulot, mes t-shirts sont trop petits, l'eau est jamais assez chaude, je dors jamais assez bien, mes rêves sont toujours aussi cons, et j'ai toujours aussi mal.

Génial.

Je crois que j'ai juste envie de pleurer.
Juste envie de pleurer comme ça, pour rien.

Pour tout.

Envie de pleurer parce que, au final, j'ai jamais réellement eu un vrai père. Envie de pleurer de voir les gens croire à des conneries jusqu'à en risquer leurs vies. Envie de pleurer de voir les gens se tenir loin de tout pour ne pas risquer de pleurer. Envie de pleurer de voir les autres souffrir, sans qu'ils accèptent de le dire. Envie de pleurer de pas réussir à les aider, parce que c'est peut-être même pas en mon pouvoir.

Envie de pleurer, peut-être même besoin, et pourtant ça tombe jamais.

Et dire que c'était pas sensé être un article déprimant.

Vous croyez qu'il faut que je sois seule éveillée et minuit passé pour que j'ouvre les yeux sur moi-même ? C'est chronique, ça m'inquiète.

Envie de pleurer parce que j'ai mal, et d'avoir mal parce que je pleure...

Pas envie de poster cet article, parce que je sais que tout ce que j'aurais en retour, ce sera de gentils regards condécendants.

Pas envie d'être une accidentée de la route.
Une blessée qui fait tout ce qu'elle peut pour s'en sortir avec ce qu'elle a sous les regards des autres...

C'est dingue ça, j'arrive même pas à péter un cable assez convenablement pour réussir à faire couler ces foutues larmes.

Et tous les gens à qui j'ai parlé ces derniers jours pourront se dire que j'ai passé mon temps à mentir, avec mes "i'm fine."

You've said that word so many times today, it doesn't even sound like a word anymore.

Vous inquiétez pas les gars, apparemment je me mens aussi à moi-même. Tellement qu'il me faut une connerie pareille pour m'ouvrir les yeux.

Great.
Vous savez quoi, je finirais bien cet article sur uen note optimiste pour rassurer tout le monde, moi y compris, mais le fait est que je vois pas là.

Pour une fois, j'ai juste envie de pas être bien, sans avoir de comptes à rendre, sans avoir de  raison précise. Juste me payer le luxe de pas aller bien alors que rien ne s'y prête...

Exactement ça.

She's a human traffic accident, and everybody's slowing down to look at the wreckage. She's doing the best she can with what she has left, and I know you can't see this, 'cause you're in it, but you can't help her now! You'll only make it worse. So walk away.

Tags : a day in the life, frackin' mood

Let it be

le 06/03/2007 à 23h54
Parler n'est pas vraiment mon fort. Oui je sais ce que vous vous dites, je fais que ça ici. Mais pas vraiment. C'est différent.
Je n'ai personne de précis en face de moi qui me regarde dans les yeux. C'est pareil quand je vous parle à vous, "en direct", et qu'on parle de choses sérieuses. La plupart du temps d'ailleurs, c'est vous qui parlez. J'écoute, je conseille, je fais de mon mieux. Sans avoir un regard à affronter.
C'est parfois une facilité, quand c'est à mon tour de parler.
Ca devient douloureux quand les mots ne suffisent pas et que la meilleure solution sera de serrer fort dans ses vrais celui qu'on a en face de soit.
La seule et unique conversation "à coeur ouvert" que j'ai eu, c'était... En novembre, ou quelque chose comme ça. C'était au téléphone. J'ai passé de longues minutes à me demander ce que j'allais bien pouvoir dire, de longues minutes à pleurer, de longues minutes à me dire que je serai pas à la hauteur. L'appel n'a pas duré bien longtemps. J'ai eu bien du mal à garder mes larmes. Bien du mal à trouver mes mots. Je n'avais, personnellement, pas vraiment de raison de souffrir, mais je suis empathe, c'est comme ça. Les idées se chamboulaient, les mots mourraient au fond de ma gorge. A ce moment là, la seule chose qui aurait été réconfortante, c'était de la tenir dans mes bras. Aujourd'hui, on a eu une nouvelle conversation sérieuse. Pas de vive voix, mais une conversation quand même. C'est ça l'avantage avec internet, c'est qu'on a tout notre temps pour trouver nos mots, peser la mesure. On a pas de regard à défier, pas à se retenir de pleurer parce que de toutes manières personne ne peut nous voir. Bien sûr ça a aussi ses inconvénients. Je me suis faite avoir pas mal de fois là dessus, par ma naïveté. Croire que ça allait alors que c'était tout le contraire. J'essaie de me dire que c'est le passé. Aujourd'hui, je disais, on a eu une nouvelle conversation. Une conversation difficile, comme de nombreuses depuis un certain temps. Ca m'a fait mal. Mais j'ai encaissé, de toutes manières, je ne peux rien faire d'autre, et puis, je suis là pour ça. J'ai été surprise par ma "facilité" à accepter. En même temps, il n'y avait pas grand chose à redire. Chacun prend des décisions au cours de sa vie, faciles ou moins faciles, mais au moins il a ce mérite, celui d'avoir eu le cran. Le cran de choisir et pas de laisser le destin ou la fatalité, à vous de voir, pourrir son existence sans redire mot. J'aime à emmerder la destinée. Grande et jolie destinée qui nous dicte notre conduite sans qu'on puisse y faire quoi que ce soit : tu parles ! Il s'agit de nos vies. Et aux dernières nouvelles, avec le peu de facultés mentales qu'il nous reste, on est encore capable de décider ce qu'on veut faire de nos vies.
Ce que je sais, c'est que les mois, voire les années à venir ne vont certainement pas être faciles. Peut-être que cette destinée de mes deux va essayer de nous rattrapper, peut-être qu'elle voudra pas acquiescer sans mal. Qu'elle vienne. On fera face. Fight until we can't, comme disait l'autre...
Ce que je voulais dire, c'est qu'il y a un paquet de conversations que j'aurais jamais pu avoir en direct. Tout simplement parce que chez moi, les larmes montent vite quand il s'agit de parler sérieusement, et que les larmes me prennent les mots. Pardon de ne pas parler. Faut dire qu'on est pas très aidés pour ça dans la famille... Sûrement génétique. Je sais que tu es là, je sais que vous êtes là. Seulement si ça pouvait être naturel de demander un calin une fois de temps en temps, ça m'arrangerait bien lol.
Je suis nulle pour les relations humaines. Je vous ai déjà dit que j'étais nulle pour les relations humaines ? Et bien voilà. Je suis nulle pour les relations humaines. Et je sais pourquoi. Parce que je parle pas. C'est un reproche qu'on m'a fait recemment, je ne parle pas. Peut-être que les oreilles ne m'écoutent pas non plus. Peut-être que j'ai aussi ma part dans ce problème. Le fait est que, non, je parle pas. C'est très certainement pour ça que j'écris. Et donc pour ça que je suis nulle en relations humaines (x4). Les gens qui me côtoient ne me lisent pas. C'est là tout leur tort. Oui, bon, ok, peut-être qu'ils ne savent pas où me lire non plus. Et que si je leur dis pas que pour me comprendre il faut me lire, ils risquent pas de le savoir. Bref. Je suis quelqu'un de très, très chiant quand il s'agit de parler. De parler de moi, je veux dire. Je suis incapable de parler aux autres (c'est d'ailleurs pour ça que je me parle à moi-même ici, aie, ça sent la schizophrénie ça...). Donc j'écris ici... Et j'écris mes fictions. J'ai comme l'idée utopiste que mes écrits, mes fictions, sont une partie de moi, une partie de mon âme. C'est un peu de mes émotions, de mes sentiments, enfin, même beaucoup, et donc un peu de moi. Si Rodney a failli se retrouver avec une bouteille de whisky sous la pluie c'est qu'il y a une raison [lol] Enfin, là où je veux en venir, c'est que... Bon sang, personne ne lira cet article jusque là lol C'est pas grave... C'est juste que, moi, quand j'écris, et bien, je suis moi. Plus de masque, plus de faux-semblants, juste moi, et rien que moi. Pas de regard à assumer, même pas celui qui m'observe dans le miroir en faisant la liste de mes défauts, juste, moi. Bien sûr tout ce que j'écris ne reflète pas ce que je ressens, bien sûr j'ai jamais eu l'envie de me retrouver coincée dans un téléporteur avec un type qui me déshabille du regard (Non, je le jure lol), bien sûr j'ai jamais eu envie de planter quelqu'un de huit coups de couteaux, à la Psychose. Disons que tout n'est pas direct, et qu'il faut lire entre les lignes. Comment disait Yoda déjà... la douleur mène à la peur, la peur mène à la colère, la colère mène au mauvais côté de la force... ou un truc comme ça... C'est comme ça que ça marche. Je suis plutôt polyvalente : offrez moi de la douleur, je peux vous en faire de la dépression, de la panique ou de l'assassinat ! Faut que j'arrête cet article, je raconte n'importe quoi lol Mais c'est vrai quand même. Même si je m'égare un peu.
En conclusion : lis mes mots, et je te dirai peut-être pas qui tu es, mais plutôt qui je suis. Oui je sais, ça demande un effort. Il parait que les relations humaines c'est du 50/50. J'écris, vous lisez. Quoi que je sois pas sure que pour moi écrire soit un effort. Ce qui voudrais dire que je suis qu'une pure égoïste qui n'attends que de recevoir. On est pas sortis de l'auberge, hein... Je vous avais dit que je suis nulle en relations humaines...

Tags : a day in the life, frackin' mood

En son nom

le 31/03/2007 à 21h29
Ca fait quelques temps que je n'ai plus écrit ici.
J'ai comme l'impression d'avoir perdu les mots.

Je ne sais plus trop.

J'écris histoire de mettre tout ça à jour.

Un poids s'est levé aujourd'hui. Je crois pouvoir dire que je me sens mieux. Pouvoir dire que je souffle un peu. Que les tourments s'apaisent, et que peut-être on peut à nouveau apercevoir une vague de bonheur au bout du chemin.

J'essaie de faire un peu le point. De me demander en quoi tout n'est pas rose, en quoi je me sens encore bizarre, encore peinée. Weird.

J'ai des amis avec qui la vie n'est pas des plus aimables.
J'ai une famille avec un bout qui se défile, et un autre qu'on essaie de tisser. De plus s'appliquer.
J'ai un avenir qui me fait peur, que l'on parle de semaines, de mois ou d'années. Assez de ne pas savoir ce qui m'attend. Peur de penser pouvoir vivre et me faire ratrapper encore.

Sûrement ça le problème, en fait.
Vous n'avez jamais remarqué, que toujours quand on croit que tout va bien, quelque chose vient tout gâcher ?

Gâcher est un mot faible. Gâcher, c'est rendre mauvais, inutilisable.
Le bonheur, on ne le gâche pas, on le ruine. Et on souffre.

Alors, comment on fait pour avoir confiance, quand on sait qu'un jour ou l'autre on en reviendra au même point ?

Je sais pas.
Je sais pas...

Tags : frackin' mood

Changes

le 20/04/2007 à 12h53
Vacances : n.f.pl. Congés.
Congés : n.m.pl Repos.
Repos : n.m. Immobilité. Tranquillité. Détente.

Ces deux semaines de vacances ne correspondent pas vraiment à ce que l'on entend habituellement par ce terme.
J'ai beau me reposer, je suis toujours fatiguée.
Je peux pas me détendre avec les exams sur les bras, les épreuves me stressent autant que les révisions.
Je suis immobile, ça c'est sûr, mais ce n'est pas vraiment positif.
La tranquillité, j'espérais en avoir un minimum. Je crois que c'est foutu. J'aurais du plus profiter de ma semaine - si je sais encore ce que c'est que de profiter.

Vivement mardi.
J'en ai assez de cette routine, j'ai envie de casser tout ça.

Vivement le bac.
Qu'ils arrêtent tous de nous dire, tous de nous conseiller, d'essayer de nous détendre ou de nous mettre la pression. "Je suis passé par là aussi" peu m'importe. Tu n'es pas dans ma tête, et ne sais pas qui je suis, ni ce que je vaux. Ne me dis pas que ça ira alors que tu ne sais rien de moi.

J'ai envie de bouger, de partir.
Où, je sais pas. J'ai juste envie que ça change. J'en ai assez de cette continuité, où on doit juste attendre que ça se passe. J'ai pas envie de laisser les choses nous tomber dessus les unes après les autres et acquiescer gentiment.
Je veux que ça change, et ça changera.

Tags : a day in the life, frackin' mood, out of order

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