Une Nouvelle Ere

a day in the life

Pain.

le 09/05/2008 à 22h50
icone par moi

Le chagrin est une maladie chronique.
Un peu à l'image de l'hystérie, il y a la grande crise, et les symptômes permanents.
La première est caractérisée par des cris, des pleurs, des tremblements, parfois des accès de violence.
Pour les seconds, il y a un poids sur la poitrine, une boule dans la gorge, les jambes faibles, la migraine, des battements de coeur plus ou moins réguliers, la nausée, le manque d'air, la claustrophobie, l'agoraphobie aussi.
Toujours sur le même modèle, il convertit lui aussi l'angoisse en symptômes. Angoisse de la mort, angoisse de la perte, angoisse du vieillissement, angoisse de la disparition, angoisse de la douleur, angoisse de l'angoisse.

C'est lourd, ça fait mal, ça donne envie d'hurler ou de se rouler par terre.
Et pourtant on fait avec.

Ca génère des comportements plus ou moins étranges, plus ou moins stupides. Plus ou moins humains.

Envie d'une glace fondue au micro onde pour se rappeler des souvenirs, envie de regarder des dessins animés, pour la même raison, envie de partir en courant pour se défouler, envie de crier pour se faire entendre, envie de s'engueuler pour que tous les non dits sortent enfin, envie de bruit, envie de silence, envie de perdre patience, envie de se rouler en boule et de ne plus bouger, envie de penser, repenser, ressasser, envie de penser à autre chose, de se changer les idées, envie stupide de se regarder Doomsday juste pour avoir une raison physique de douiller, en se disant que fatalement on se sentira encore plus mal après.

C'est lourd, ça fait mal, ça donne envie d'hurler.
C'est moche, c'est dur, et pourtant si facile, d'avoir du chagrin.

Y'a des instants où tout disparait, où ça va, où la pression disparait, où on se sent comme soulager. Où on se sent comme un sale enfoiré.
Y'a des instants où tout apparait, où tout va mal, où la pression nous étouffe, et on se sent compressé. Où on se sent lamentable, égoïste, et faible de douiller.

Le chagrin ne satisfait personne, peu importe la manière dont il apparait.
Pourtant c'est la plus facile des options qui s'offre à nous quand on fait face à l'impuissance.

On est si peu de chose.
Et pourtant on peut faire tant.

Et moi pour l'instant, je vais juste poster cet article, et à nouveau me demander quoi faire.

Tags : a day in the life, frackin' mood, out of order

Araignée du soir

le 24/06/2008 à 23h37
Et voilà, (encore une) nouvelle CSS.
Oui "déjà", alors même que la précédente n'est même pas là depuis un mois, mais j'avais besoin de changement, de quelque chose de plus épuré.
Jpense qu'on peut dire que dans le genre épuré, c'est efficace. Puis j'avais besoin d'autosatisfaction, et étant donné que je mets les pieds sur mon blog tous les jours, je pourrai alors voir ce message à l'intention de moi-même écrit en grosses lettres.

Je pensais pas être une grande fan du changement, mais franchement, dernièrement, je me demande si en fait, ça me convient pas mieux comme ça. C'est vrai, si on y regarde bien, changement de vie familiale qui au final m'a plutôt convenu, changement de ville et de logement pour 50% de mon temps, ainsi que le grand bouleversement de ma vie que sont les transports en communs... ces jours ci, je me mets à regretter le train (oui oui, je me fais peur à moi aussi). Les cours me manquent, j'ai envie de retourner à la fac, de passer des moments seule, mais aussi des moments avec des gens qui ne sont pas vraiment des étrangers mais que je ne peux pas appeler des amis, des gens avec qui je forme un groupe et puis que tout le reste on s'en fout, j'ai envie d'y retourner pour bosser et occuper mon temps, concentrer mon esprit sur quelque chose de constructif.
Et le jour où les partiels seront ma plus grande préoccupation dans la vie, ça sera magique.

Les CSS c'est un peu mon moyen de changer de décor quand bon me semble, histoire de voir si de nouvelles couleurs changeront quelque chose à mon quotidien, parce que visiblement, changer les abat-jours, ça a pas eu un grand impact.

J'essaie aussi le changement dans ce que j'écris, j'essaie de parcourir des horizons différents, histoire de goûter à tout et de trouver ma place, mais c'est devenu assez évident que la chose dans laquelle j'excelle c'est la transcription de la douleur.
Allez donc savoir pourquoi...

Je pousse un soupir à fendre une pierre, et j'abandonne cet article pour aller regarder quelque chose qui pourra peut-être me changer les idées.

Tags : a day in the life, Gisèle & I, out of order

Quelconque

le 01/07/2008 à 15h10
Nouvelles en vrac.

J'ai décidé de me remettre à porter mes lentilles (au moins pour aujourd'hui), bien que je me trouve mieux avec mes lunettes, je cherche de l'inspiration pour mon chapitre de Ikea, j'ai appris pour Don S. Davis, et ça me fait de la peine, j'ai remis l'album de John Barrowman, je sais pas ce qui me prend, mais bon j'adore sa voix c'est vrai, faut juste pas le regarder dans ses clips c'est tout, aussi j'adore vraiment ma sonnerie de téléphone, ça fait trop class quand j'ai un appel (sauf que c'est super rare) et ça me dégoute de pas pouvoir changer la mélodie quand je reçois des sms (ce qui arrive environ 10 fois par jour), ah, et, j'ai oublié de dire qu'on crevait de chaud, et que je suis toujours autant enthousiaste à l'idée de contacter mon vieux pour le code, et que je présente toutes mes excuses à tous les pigeons du monde...

Ah et puis, je veux être samedi, parce que I like Saturdays.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je crois.

Tags : a day in the life, Gisèle & I

Utopia...

le 24/07/2008 à 00h04
(icon by me)

Y'a certain jour où j'aimerais que tout aille comme il faut, des jours où avoir une vie parfaite ça serait ne pas se taper la cohue dans les magasins ni avoir quelqu'un qui vous énerve avant même le petit déjeuner. En même temps, tout le monde devrait le savoir, que tout m'énerve avant le petit déjeuner, alors pourquoi est-ce qu'ils tentent d'entrer en communication comme ça ?!

Y'aurait aussi le fait de pas avoir des horaires anarchiques, où je sais même plus quand je dors et quand je suis éveillée, ou bien quand je suis sensée dormir. Ça serait sympa d'avoir un rythme de vie correct, avec des activités régulières, et tout et tout.
J'aimerais que l'adrénaline qui puisse circuler dans mon corps ne soit pas uniquement généré par une histoire de ship dans un bouquin ou une course poursuite à la télé.

Oui, en fait, j'ai juste envie de plus être en vacances, quoi...

Le monde parfait ça serait aussi celui où ma mère arrête de s'inquiéter pour tout et apprenne à déléguer les tâches, mais si c'était le cas, ce serait plus vraiment ma mère.

Le truc que j'apprécierais vraiment c'est de plus avoir l'impression que ma dernière fic est un tissu de douleur et de peine avec de la dentelle de dépression brodée sur les bords. Je présume que je dois sûrement exagéré, et prendre son contenu trop au sérieux : après tout, ça n'est qu'une histoire, les gens ne trouveront pas ça si sombre.
C'est sûrement le fait que j'écrive avec ce que j'ai dans le ventre qui me fait voir tout ça sous d'aussi sombres augures, il faut dire que les meilleures scènes sont celles où ça étouffe de chagrin, allez donc savoir pourquoi.

Samedi, je suis de mariage.
(Wahou le scoop.)
J'aimerais que ça se passe tranquillement, qu'on crève pas de chaud, que le curé soit pas trop chiant, que la journée passe vite, que les invités ne m'énervent pas, j'aimerais que le repas soit bon, j'aimerais ne pas m'ennuyer, j'aimerais rigoler, m'amuser, danser comme ça fait très longtemps que j'ai pas dansé, et simplement garder de très bon souvenir sans que personne se mette à penser aux problèmes quelconques et à ceux qui manquent.

Ouais.
En gros, je rêve trop.

Tags : a day in the life, Gisèle & I, out of order

I'm always all right.

le 01/08/2008 à 23h47
Je sais quels seront les tags de cet article avant d'en avoir écrit le contenu. Parce que je sais ce que je ressens avant même de mettre les mots dessus. Je me sens vidée, blessée, fatiguée, je me sens seule, terriblement impuissante, frustrée, j'ai l'impression d'étouffer. C'est toujours quand on croit enfin que la tempête se calme qu'on se prend une nouvelle rafale. Vous avez l'impression d'avoir déjà lu quelque chose du genre ici ? J'ai bien l'impression de l'avoir déjà écrit.
Je suis juste fatiguée des coups bas que la vie nous donne, je suis épuisée de ne pas comprendre où tout ça va nous mener. Lessivée de pas trouver quel chemin nous mènera à un peu de tranquillité.
J'arrive même plus à suivre le fil de mes pensées pour les taper.
J'ai des projets, des idées, je fais de temps en temps des plans pour mon quotidien, mon quotidien dont je me plains tellement, et c'est quand j'essaie de me motiver qu'à nouveau on me met des bâtons dans les roues. Nous tirer par les pieds pour nous désarçonner avant même qu'on soit remonté sur le cheval, je trouve pas ça juste.
Alors voilà, je suis triste, j'ai mal, je suis fatiguée, et bornée à retenir mes larmes parce que trop ont coulé. Pas dit que je réussirai.
Ma souffrance, tout ce que je sais en faire, c'est l'écrire, pour pas la ruminer. Alors voilà, je la pose en mot, mais j'arrive plus à la transformer. Y'a pas si longtemps, ma douleur, j'en faisais de la tristesse, de la frustration, j'en faisais de la haine, de la colère, de la folie, de la violence et de la perdition. Aujourd'hui tout ce que j'écris se résume en un bloc de souffrance brute, polie par la frustration, et toujours ces métaphores filées à la con.
Je suis pas tellement sûre que ça m'aide, même si j'en fais ma thérapie. Je suis même pas très sure que ça se lise, franchement ça doit pas être tous les jours digeste, le désespoir cimenté coups de couteau dans le coeur, mais j'arrive plus à en faire autre chose, alors... Y'a des jours où je me demande un peu si j'ai le droit d'écrire ce que j'écris avec le plus profond de mon âme, non pas par pudeur, ça j'en ai plus depuis un moment, mais plutôt par une espèce de question éthique, où je me demande si j'ai le droit de mettre sous les yeux de mes lecteurs des mots de douleur et de peine tellement lourd qu'ils font se fendre le papier sous leur poids.

Je pousse un soupir à fendre la pierre, les roches, les falaises, le béton armé, la page est noircie d'encre et pourtant j'ai la sensation qu'elle n'est pas terminée, je ne peux pas la tourner, mais j'aimerais tellement l'arracher.

Tags : a day in the life, frackin' mood, Gisèle & I

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