Une Nouvelle Ere

Don't Blink

Déjà Dead

le 16/07/2008 à 14h47

Je vous vois venir : un nouvel article dans cette catégorie, Ô non, elle va encore nous parler de télé.
Même pas vrai.

Déjà Dead, c'est le premier roman de la lignée à succès de Kathy Reichs. Si ce nom vous dit quelque chose, c'est sûrement parce qu'il figure au générique d'une certaine série appelée Bones : Temperance Brennan, c'est elle !

Ayant déjà vu la série, étant assez fan, il est certain qu'il est difficile de ne pas oser les comparaisons. Au début du bouquin, quand on nous décrit au fil des lignes les personnages, impossible de ne pas essayer de trouver l'alter-ego télévisuel de chacun. Ce qui n'est pas toujours très probant, il faut l'avouer.
Je dirais qu'il faut considérer ces livres et la série comme deux univers différents, puisqu'à part les corps et le nom du personnage principal, il y a peu de choses en commun.

Alors c'est parti pour mes impressions au sujet de Déjà Dead.

Ce qu'il faut savoir, et ce qui est un peu surprenant au début du bouquin, c'est que Tempe dans les livres, bosse au Quebec. Il faut donc s'adapter aux systèmes de police dont on a jamais entendu parler (leurs équivalents de la Criminelle, du FBI, etc.), de quartiers inconnus au bataillon, et bien sûr, de quelques mots de vocabulaires made in Quebec.
Au début, je ne me sentais pas forcément à l'aise avec tout ce tarbenac, et ces dialogues ponctués de 'chris' partout où les amerloques nous poseraient des 'damn', 'fuck' et autres douceurs. Il faut aussi dire que les insultes vont plutôt bon train, et que les personnages n'y vont pas par quatre chemins pour dire ce qu'ils pensent : de même, dans les premiers chapitres, ça reste étonnant. Comme tout, on s'y fait.
Ceci dit, je pense qu'en VO tout ça fait bien sûr plus naturel. Autre joie de la version originale du bouquin, à mon humble avis, les passages du français à l'anglais ; rappelons-nous qu'au Québec (à Québec ?), les gens parlent couramment l'un comme l'autre, mais chacun avec sa petite préférence. Ils peuvent commencer une phrase dans une langue et la finir dans l'autre : je suis certaine que rien que pour ça, la VO ne manque pas de fraîcheur.

L'autre petit détail dont il faut tenir compte c'est le fait que le première livre de la série des "Temperance Brennan" date de 1997. L'histoire, elle, se déroule en 1994. Ainsi, pas la peine d'espérer les voir sortir leur portable, de mémoire, je n'ai même pas lu ce mot une seule fois dans tout le bouquin ! Ça passe inaperçu pendant un bon moment jusqu'à celui où il y aurait vraiment besoin d'appeler quelqu'un et que ça nous démange de lui crier dessus de sortir son portable ; là on se rappelle ^^

Ces petits détails, j'avoue, peuvent mettre un peu mal à l'aise, si bien qu'au début on a du mal à juger du style de l'auteur : j'ai eu assez de mal à me décider de savoir si oui ou non j'aimais le style de Kathy Reichs, et si oui ou non après celui-ci, je me ferai les bouquins suivants.

Réponse : Oh que oui.
Finies les hésitations, quand on se plonge dans l'histoire, la culture, et la mentalité des personnages, on se sent comme à la maison.

C'est un thriller, on nous balance des images violentes, ce n'est pas pour les enfants, c'est assez trash par moment, mais la narration par Tempe, qui nous livre ses pensées et sentiments sur l'enquête, sur ses collègues, ses amis, sa famille, Tempe qui nous parle de ses vices et de ses angoisses, Tempe qui nous évoque ses frustrations, Tempe et son humour sarcastique, ça permet d'apprécier à 100% toute l'enquête.

Le danger principal, d'après moi, dans ce bouquin, c'était de plonger directement le personnage principal au centre d'une affaire. L'énorme risque c'est bien sûr de tourner la jolie trentenaire en Marie-Sue, et j'ai moi même fortement grimacé en lisant qu'elle était en danger jusqu'au cou.
Ce qui sauve l'affaire ? Ce qui ne la transforme pas en fille parfaite ? Ce qui fait que j'ai fini le bouquin en me disant que j'aime ce personnage ?
Jsais pas encore. Sûrement ses faiblesses si humaines, sûrement ses coups de gueule contre ses collègues ou ses amis, son caractère de chien, sûrement sa rage de se battre, sa curiosité, ce qu'il y a de sombre en elle, ses inquiétudes, mais aussi sa manière de temps à autre, de se raccrocher à des détails futiles ou innocent qu'elle nous rapporte, comme le confort restreint d'être assise sur un bloc de ciment, ou encore les yeux bleus acier d'un de ses collègues.

Même si le début me laissait un peu sceptique, Tempe m'a embarquée avec elle dans son histoire de dingue - et c'est vraiment le cas de le dire.
On y parle, bien sûr d'enquêtes, on y parle de meurtre, de perversion, on y parle de l'alcool, de la prostitution, de divorce, d'ados, de vieux amis ou encore d'obsession et un petit peu d'amour. On y parle des méchants, des gentils, des victimes, des tueurs, des gens normaux, on parle de ceux qui meurent, et de ceux qui restent.

Et une des choses que je retiendrais de ce bouquin, c'est une fois de plus le moment si captivant où on en comprend le titre. Déjà dead.
Au delà des simples mots, la seconde dimension du titre se comprend entre le milieu et la fin de ce pocket de 542 pages. Et ça nous laisse avec une certaine pointe d'émotion.

Je dirais que c'est essentiellement une histoire de recherche, d'enquête, d'homme à prendre, et aussi d'angoisse. On y trouve cette angoisse et cette adrénaline que l'on partage avec le personnage principal, et aussi parfois la frustration face à ce qui l'entoure.

Dire que j'ai été émue serait faux, je n'ai pas versé de larme ou gémit de douleur comme avec un Coben. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne s'agit pas d'une bonne histoire, avec des personnages qu'on apprécie, d'autre qu'on déteste, certains même qu'on aime détester, un bouquin avec des surprises et des sursauts, avec beaucoup d'humanité, et un bouquin qui donne envie surtout de lire les six suivants.

 

Tags : litterature

Passage Mortel

le 29/07/2008 à 03h05
A peine dix jours après Déjà Dead, je viens de terminer le deuxième tome de la saga à succès de Kathy Reichs : Passage Mortel.

Il faut dire qu'une fois l'ambiance posée grâce au premier livre, on se sent très vite à l'aise dans le monde de Tempe.

On finit par ne plus remarquer les températures glaciales, les lieux-dits méconnus, les précisions de langues et d'accents, et on se concentre sur le style fluide de l'auteur.
Temperance est fidèle à elle-même : professionnelle, compatissante, empathique même, sérieuse, bornée, frustrée, avec son caractère de chien, ses émotions humaines et aussi ses préoccupations girly.

Elle est drôle, elle n'a pas peur de s'auto-critiquer, elle laisse quelques gouttes de cynisme et d'ironie entre ses aventures et ses découvertes. Elle est curieuse et nous amène à toujours vouloir en savoir plus même si on craint ce qu'elle va bien pouvoir découvrir.

Je trouve vraiment que les personnages sont bien menés, pas de Marie Sue, de personnages trop lisses ou trop parfaits, ils ont tous leur compte de coups bas, de cicatrices, et de fantômes.

On continue de se mordre les lèvres aux descriptions des corps sur sa table, de grincer des dents aux détails des douleurs physiques, on frissonne avec elle pendant ses coups d'angoisse, et je dois bien avouer que les quelques dérapages relationnels dans le livre ne laisseront personne indifférent.

J'apprécie les détours historiques, les débats sociologiques, l'anthropologie, la science des insectes, la crimino et la psychologie qui réussissent à s'entre-mêler dans le bouquin pour rendre le déroulement de l'intrigue crédible sans pour autant être complexe.
J'aime le fait que le livre nous mélange à la fois les enquêtes policières et la vie privée du personnage, ses émotions et ses pensées retranscrites par la narration à la première personne toujours aussi agréable à lire.

La certaine audace de Reichs se trouve aussi dans le fait que, pour le 2ème livre consécutif sur deux, Tempe trouve des réponses dans un de ses rêves. C'est son inconscient qui relie les pièces du puzzle quand elle se refuse à les voir, et qui lui balance en pleine face pour qu'elle fasse enfin les liens.

Et une des clés de l'accélération de l'intrigue est cet manière de narrer l'histoire, d'un point de vue postérieur aux faits. Ainsi, Tempe nous raconte ce qui se passe sans jugement a posteriori pendant de nombreux chapitres, si bien qu'on voit les choses se présenter les unes après les autres sous notre regard. Et c'est à ce moment là qu'intervient une vision rétroactive qui fait s'accélérer le tout, les évènements s'enchaînant à partir du moment où elle va nous dire quelque chose comme "En y repensant, je me demandais si à ce moment là j'aurais pu changer les choses..."
Une bonne manière de nous mettre encore plus la pression, en somme, de nous dire que quelque chose de terrible va se produire, ou plutôt s'est produit et qu'on ne peut rien y changer.

Un spectacle sublime.

Ainsi, au cas où vous ne l'auriez pas compris, je vous conseille vivement ce second tome, au moins autant que le premier, et je vais de ce pas commencer le troisième.



Tags : litterature

Générations.

le 06/08/2008 à 16h03
(icon by me)
Ou, Mon Avis Sur... la saison 2 de Heroes.

Si je devais une appréciation générale sur ces 13 épisodes, je dirais, plutôt moyen. Bien que j'ai été prévenue d'avance que cette saison faisait un peu un bide, c'est tout de même un peu décevant de voir l'immense fossé entre le premier et le second tome.

Il faut dire aussi que j'ai été spoilée sur plusieurs évènements de la saison, ce qui n'arrange sans doute pas mon appréciation des choses. Les spoilers sont en blanc sur blanc pour éviter de spoiler à mon tour qui que ce soit.

J'ai été spoilée sur : La rencontre légendaire de Hiro. La vraie nature de Maury. L'accident de Angela, ainsi que celui de Nakamura Senior. La réelle identité de Adam Monroe. La scène finale concernant Sylar.
Moui, ça fait un peu beaucoup.

Cette saison cruellement manquait de scènes entre les frères Petrelli : alors que la saison 1 nous avait habituée à une constante interraction entre ces deux là, la saison 2 ne nous offre que  5 ou 6 scènes de fraternité.

Les personnages qui m'ont déçue :
Nikki, Micah, et la cousine tellement passionante que je ne me rappelle même pas son nom. Micah, qui au passage, à oublié de raconté à ses cousins que les super-héros, à part le fait d'être supers, la moitié du temps ils sont aussi très orphelins !
Claire. Noe. La vie de famille, leurs petites crises personnelles, c'était assez lourd. La gueguerre contre la compagnie, de même, manquait de piment.
Ando. Juste parce qu'il sert à rien. Et pourtant, on sait qu'il pourrait faire mieux.

Les personnages dont je n'ai pas encore choisi le sort :
Mohinder mêlé à tout ça, moitié le cul entre deux chaises, c'était épuisant.  Médecin du monde au début c'était marrant, mais à partir du moment où il sait plus dans quel camp il est et que nous non-plus, c'est assez lourd. Heureusement que y'avait Molly pour animer l'ambiance.
Hiro. Et que je vais dans le passé, et que je tombe amoureux, et que je fous tout en l'air, et que je reviens dans le présent, retourne dans un autre passé, rerevient dans le présent, reretourne dans le passé, rererevient au présent, WOAAAW les gars, c'est bon, on a compris que son truc c'était le courber le continuum espace-temps !! Il devient bon seulement à partir du moment où il retrouve Peter pour leur super-baston. D'ailleurs parlons-en :
Peter. Le coup de la perte de mémoire c'est tellement cliché que ç'en était qu'à moitié bon. Je n'ai aimé Peter qu'à partir du moment où il s'est entiché de Adam, et que ça s'est mis à bouger un peu. Le kickass!Peter était assez divertissant, bien que par moments, j'avoue, ça m'a fait rigoler. D'un côté, encore heureux qu'ils lui aient coupé sa mèche d'ado, parce que dans ses actions mafieuses, ça n'aurait pas été des plus crédible. D'un autre côté, s'il avait gardé sa mèche, ça m'aurait au moins divertie toute la première moitié de la saison.
Et au passage, non pas que je me plaigne de le voir torse-nu durant au moins 5 ou 6 scènes durant toute la saison, mais on aurait vraiment dit que les scénaristes le faisait se déshabiller juste pour meubler une action pas très active.

Les personnages qui m'ont ravie :
Isaac post-mortem. Non franchement, ce type est mort, mais son talent de prédiction est toujours là, et ça, c'était très bien joué.
Nathan. Parce que. J'ai pas encore trouvé de bonne raison pour laquelle Nathan a fait partie des points positifs de cette saison pour moi, mais c'est peut-être juste parce que Nathan est resté Nathan.
Matt. Bien qu'il soit un peu le pauvre petit garçon qui se bagarre contre son papa, y'a quand même une bonne évolution du personnage, et j'adore absolument cet acteur, et la vie de famille avec Mohinder était juste vraiment marrante. Même si c'était pas le but recherché ^^
Le Haitien. Juste parce que ça faisait plaisir de le revoir dans ses oeuvres.
Takenso Kensei. Je suis pas certaine que y'ait plus à dire, franchement, y'a qu'à voir comment joue David Anders pour juste adorer ce personnage à moitié déjanté. Fin, totalement même. Et sa fin est absolument immonde, totalement à sa hauteur.
Ella. Vraiment rafraichissante, parce que totalement décallée par rapport aux autres personnages, avec une personnalité plus qu'explosive, et puis franchement cet espèce de tendance à considérer les hommes comme des objets, un délice xD
Gabriel. Fidèle à lui même, toujours aussi badguy, manipulateur, sadique, avec son espèce de smirk légendaire, lui aussi apportait beaucoup de piment à un encadrement assez bof. Maya & Alejandro manquaient beaucoup de goût, elle, n'était intéressante que dans ses scènes de séduction discrète avec Gabriel ; le frère, franchement à part sa jolie bouille, il servait un peu à rien.
Sa réunion avec Mohinder durant le final c'était juste de l'apothéose parce que la relation qu'il y a entre ces deux là me passione vraiment. Et puis la manière dont Mo se saisit rapidos du couteau au ptit dej c'était vraiment génial, sûrement sa deuxième meilleure scène de la saison, après celle où il décroche le téléphone xD

A vrai dire, c'est à la toute fin de la saison que j'ai compris ce qui m'avait manqué le plus comparé à la saison 1.
Une bonne dose d'adrénaline. Parce que de toute la saison, la première fois où j'ai été captivée et où jme suis accrochée à mon siège, c'est à la conférence de presse de Nathan. Bam bam bam. Ca, c'était de l'action.

Je ne m'inquiète pas vraiment de leur sort pour la saison 3, ça sent la ressucitation à plein nez. Filez lui une aiguille et un tuyau, Peter jouera les sauveurs en moins de deux, j'en suis persuadée.

Ce qui est rassurant, c'est que la majorité des fans n'a pas apprécié cette saison, et que les auteurs l'ont très bien compris, et qu'ils ont promis juré de se rattraper.
Je leur fais confiance.

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