Une Nouvelle Ere

Simple Present

Là où tout commence, où tout se termine, pensées journalières, routinières...

Utopia...

le 24/07/2008 à 00h04
(icon by me)

Y'a certain jour où j'aimerais que tout aille comme il faut, des jours où avoir une vie parfaite ça serait ne pas se taper la cohue dans les magasins ni avoir quelqu'un qui vous énerve avant même le petit déjeuner. En même temps, tout le monde devrait le savoir, que tout m'énerve avant le petit déjeuner, alors pourquoi est-ce qu'ils tentent d'entrer en communication comme ça ?!

Y'aurait aussi le fait de pas avoir des horaires anarchiques, où je sais même plus quand je dors et quand je suis éveillée, ou bien quand je suis sensée dormir. Ça serait sympa d'avoir un rythme de vie correct, avec des activités régulières, et tout et tout.
J'aimerais que l'adrénaline qui puisse circuler dans mon corps ne soit pas uniquement généré par une histoire de ship dans un bouquin ou une course poursuite à la télé.

Oui, en fait, j'ai juste envie de plus être en vacances, quoi...

Le monde parfait ça serait aussi celui où ma mère arrête de s'inquiéter pour tout et apprenne à déléguer les tâches, mais si c'était le cas, ce serait plus vraiment ma mère.

Le truc que j'apprécierais vraiment c'est de plus avoir l'impression que ma dernière fic est un tissu de douleur et de peine avec de la dentelle de dépression brodée sur les bords. Je présume que je dois sûrement exagéré, et prendre son contenu trop au sérieux : après tout, ça n'est qu'une histoire, les gens ne trouveront pas ça si sombre.
C'est sûrement le fait que j'écrive avec ce que j'ai dans le ventre qui me fait voir tout ça sous d'aussi sombres augures, il faut dire que les meilleures scènes sont celles où ça étouffe de chagrin, allez donc savoir pourquoi.

Samedi, je suis de mariage.
(Wahou le scoop.)
J'aimerais que ça se passe tranquillement, qu'on crève pas de chaud, que le curé soit pas trop chiant, que la journée passe vite, que les invités ne m'énervent pas, j'aimerais que le repas soit bon, j'aimerais ne pas m'ennuyer, j'aimerais rigoler, m'amuser, danser comme ça fait très longtemps que j'ai pas dansé, et simplement garder de très bon souvenir sans que personne se mette à penser aux problèmes quelconques et à ceux qui manquent.

Ouais.
En gros, je rêve trop.

Tags : a day in the life, Gisèle & I, out of order

I'm always all right.

le 01/08/2008 à 23h47
Je sais quels seront les tags de cet article avant d'en avoir écrit le contenu. Parce que je sais ce que je ressens avant même de mettre les mots dessus. Je me sens vidée, blessée, fatiguée, je me sens seule, terriblement impuissante, frustrée, j'ai l'impression d'étouffer. C'est toujours quand on croit enfin que la tempête se calme qu'on se prend une nouvelle rafale. Vous avez l'impression d'avoir déjà lu quelque chose du genre ici ? J'ai bien l'impression de l'avoir déjà écrit.
Je suis juste fatiguée des coups bas que la vie nous donne, je suis épuisée de ne pas comprendre où tout ça va nous mener. Lessivée de pas trouver quel chemin nous mènera à un peu de tranquillité.
J'arrive même plus à suivre le fil de mes pensées pour les taper.
J'ai des projets, des idées, je fais de temps en temps des plans pour mon quotidien, mon quotidien dont je me plains tellement, et c'est quand j'essaie de me motiver qu'à nouveau on me met des bâtons dans les roues. Nous tirer par les pieds pour nous désarçonner avant même qu'on soit remonté sur le cheval, je trouve pas ça juste.
Alors voilà, je suis triste, j'ai mal, je suis fatiguée, et bornée à retenir mes larmes parce que trop ont coulé. Pas dit que je réussirai.
Ma souffrance, tout ce que je sais en faire, c'est l'écrire, pour pas la ruminer. Alors voilà, je la pose en mot, mais j'arrive plus à la transformer. Y'a pas si longtemps, ma douleur, j'en faisais de la tristesse, de la frustration, j'en faisais de la haine, de la colère, de la folie, de la violence et de la perdition. Aujourd'hui tout ce que j'écris se résume en un bloc de souffrance brute, polie par la frustration, et toujours ces métaphores filées à la con.
Je suis pas tellement sûre que ça m'aide, même si j'en fais ma thérapie. Je suis même pas très sure que ça se lise, franchement ça doit pas être tous les jours digeste, le désespoir cimenté coups de couteau dans le coeur, mais j'arrive plus à en faire autre chose, alors... Y'a des jours où je me demande un peu si j'ai le droit d'écrire ce que j'écris avec le plus profond de mon âme, non pas par pudeur, ça j'en ai plus depuis un moment, mais plutôt par une espèce de question éthique, où je me demande si j'ai le droit de mettre sous les yeux de mes lecteurs des mots de douleur et de peine tellement lourd qu'ils font se fendre le papier sous leur poids.

Je pousse un soupir à fendre la pierre, les roches, les falaises, le béton armé, la page est noircie d'encre et pourtant j'ai la sensation qu'elle n'est pas terminée, je ne peux pas la tourner, mais j'aimerais tellement l'arracher.

Tags : a day in the life, frackin' mood, Gisèle & I

Explosion dans le Néant

le 15/08/2008 à 01h02
Il y a ces étincelles
Comme ces vermicelles
Sucrés, colorés,
Sur les gâteaux décorés.

Il y a les aléas de lumières
L'ombre, l'or et le désert
L'éblouissement, le réveil
La chaleur, l'arc-en-ciel.

Il y a des cloches
Les tintements,
Les mélodies, les chants,
Les murmures à mon oreille.

Il y a les clacs et les clics
Et puis les bangs effrayants
Il y a le rythme, la musique
Le bruit assourdissant.

Il y a cette odeur dans l'air
Celle de la vie, celle de la terre
Il y a la vue de l'eau qui coule
Et son goût distant sur ma bouche.

Il y a mes yeux clôts
Le ruissellement dans ma nuque
Et je compte, émerveillée
Quand soudain chante son cri abrupte.

Ce sont ces secondes dorées
Qu'on compte pour savoir la distance
Puis vient le tonnerre qui gronde
Encore, ça vibre, incessamment.

C'est le ciel qui est brisé
C'est sa colère qui éclate
C'est son cri, ses pensées
C'est ses éclairs dans le néant

La terre tremble sous les vies figées
Dans l'immensité d'un instant
Le Terrible a rompu ses chaines
Sous nos regards, éblouissant.

Il y a ceux que ça inquiète,
Il y a ceux que ça intrigue,
Moi j'aime juste regarder les lignes
Que l'orage dessine.

Tags : poetry

Oppression.

le 16/08/2008 à 01h35
J'aimerais dessiner les courbes
J'aimerais chanter les sons
J'aimerais crier la vie
Et peindre les émotions.

J'aimerais exprimer le froid
Appeler les mots, les couleurs
J'aimerais rejeter mon effroi
Face au silence où tout se meurt.

J'aimerais que l'on m'entende
Perdre mon souffle à crier ma peine
J'aimerais que l'on me défende
Quand ma voix ne peut crier la haine.

Au lieu de cela, mes mots résonnent
Au fond d'un gouffre sans lumière
Là où personne ne chantonne
Autre chose que des chants de guerre.

Au lieu de cela, je me sens vide
Prise au piège dans les profondeurs
Je glisse dans l'odeur perfide
Des mots inavoués de la peur.

Je sens le poids, au fond de moi
Qui me tire, me traine en arrière
Parce que mes mots ne t'atteignent pas
Et je ne crois pas en la prière.

J'aimerais pouvoir chanter
Hurler mes mots, crier ma peine
J'aimerais pouvoir dessiner
Des émotions qui ne se peignent.

Tags : poetry

Ame aliénée

le 17/08/2008 à 03h14
(icon by me)
Il y a l'odeur dans ses cheveux
L'odeur partout dans ses vêtements
L'ombre de mon regard dans ses yeux
Qui l'interrogent si souvent.

Il y a la rigueur de ses mains
Cette rigueur qui me blesse tant
Mon visage fantôme contre le sien
Quand j'affronte mes questionnements.

Il y a le goût loin sur sa joue
Ce goût amer et métallique
Du sang de ma lèvre qui coule
Quand il m'embrasse, frénétique.

Il y a la vue de ses yeux
Ses yeux teintés couleur ténèbres
L'obscurité entre nous deux
Qui tombe quand nos danses s'achèvent.

Il y a les murmures de sa bouche
Ces murmures qui me rendent damnée
Fermant les yeux, le sachant souche
Du Mal qui immole mes pensées.

Tags : poetry

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