(Lexode de merde qui veut même plus que je m'exprime et qui me ferme sans condition préalable la fenêtre alors que je lui ai rien demandé, moi qui était en train de rédiger un article sur l'écriture, voilà que jme fais censurer maintenant !)
(Pff, article qui sera donc un peu plus hargneux qu'à l'origine )
Je sais plus ce que j'avais écrit au départ, mais j'en suis arrivée à dire que les fics, ça craint. Les fics ça craint, parce que les gens sont bloqués dans un univers opaque et égoïste qui consiste à vouloir être commenté sans commenter en retour, juste parce qu'ils manquent de temps, d'envie, qu'ils ont la flemme, qu'ils manquent de mot, ou par timidité, ou je ne sais quoi encore.
Les fics ça craint.
Je disais aussi que personnellement, mis à part quelques poèmes qui trainent et des OS par ci par là, y'a plus grand chose qui reste côté écriture, parce que j'ai comme le sentiment que les fics fleuves marquent plus que les courtes. Sûrement une volonté inconsciente de fidéliser mon lectorat. Logique, plus on ajoute de chapitres, plus on a de chances de trouver un moyen de convaincre les gens à poster un commentaire, tandis que sur les OS, on a qu'une chance, et une seule, et vu que les gens sont bloqué dans un univers opaque et égoïste (voir ci dessus), la probabilité de recevoir un comm sur un OS est maigre.
D'où : les fics, ça craint.
Le soucis, c'est que jusqu'ici c'est le seul moyen que j'ai trouvé de m'exprimer dans la fiction et être lue par quelqu'un que ça intéresse au moins un minimum.
Le fandom n'est qu'un prétexte pour caser des personnages pré-existants, et impliquant donc moins de risques, dans des situations qu'on a de bloquées en tête et qui doivent en sortir, juste histoire de balancer des émotions sur le papier.
Mon soucis avec l'écriture, c'est que c'est pour moi une espèce d'obligation, un besoin vital, parce que j'ai toujours ces mots qui me viennent et le besoin irrépressible de prendre un stylo, de m'exprimer, et d'être lue.
Et comme je déteste les contraintes, et que je suis une emmerdeuse perfectionniste, je suis comme bloquée en plein milieu d'une fic fleuve avec des scènes que je trouve particulièrement bonnes et qui mériteraient d'être lues (comme vous pouvez le voir, j'hésite pas à être franche avec moi même, je sais reconnaitre les bonnes choses des mauvaises sans pour autant me prendre pour je ne sais pas qui).
On y revient : les fics, ça craint.
Mais c'est le seul moyen.
Et étant donné qu'en ce moment j'ai un besoin irrépressible d'expression et une profonde envie d'hurler, y'a rien de mieux que l'écriture.
C'est pour ça que Dieu a créé les OS.
Non je déconne, c'est pas Dieu qui les a créés vraiment, quoi que peut y'avoir débat, je suis pas contre, mais je le vois mal avec sa barbe se pencher sur la table des matières des fanfictions.
Donc je disais, c'est pour ça que les OS existent.
C'est l'expression d'un cri, bref, fort, avec ou sans résonance, mais l'expression quand même, et sans conséquence.
En gros, les fics fleuves existent pour qu'on soit heureux avec ces lecteurs réguliers qui nous complimentent, mais comme c'est un challenge aussi synonyme de merdier indémêlable, les OS qui eux ne nous donnent que très peu de satisfaction extérieure nous donnent un moyen de parler sans forcément avoir de réponse.
Le monologue de la fanfiction, c'est la merde.
Le fait est que j'ai pas 36 000 talents mais que je sais que l'écriture en fait partie (savamment entourée par ma pratique de l'anglais et ma maîtrise de photofiltre studio, après ces trois là, je réponds plus de rien quand il s'agit de me baser sur des piliers de savoir).
Faut dire que même gamine, quand j'étais pas en train de dessiner (un pseudo-talent bref et éphémère), il fallait toujours que j'ai un stylo à la main pour gribouiller quelque chose. Demandez à ma grand-mère le nombre de fois où elle m'a vu écrire sur du papier installée à la table de sa cuisine avec sa nappe fleurie en plastique.
C'est pour ça que j'aime bien me rappeler le peu de talent sur lesquels je peux compter, juste histoire de me dire que je vaux quelque chose et que j'ai matière à faire pour que quelqu'un soit fier de moi.
Mais le fait est que je m'égare du sujet, là.
Celle qui est responsable de ce flux de mots incessant, qui est à la fois ma muse et ma némésis, c'est Gisèle, symbolisée depuis décembre par une fée, mais avait reçu quelques temps plus tôt ce nom hasardeux par un concours de circonstances vague en ma mémoire. Depuis, c'est aussi une princesse qui drague Patrick Dempsey, et longtemps avant cela c'était le nom de mon institutrice de maternelle. Bref, aucun rapport entre tout ça.
Je me rends compte en relisant que c'est probablement un article flou, et incompréhensible, mais peu importe. Le fait est que si je n'arrive pas à me sortir de cette histoire de fic fleuve, et que mon taux émotionnel ne me permet pas d'écrire des poèmes quand j'ai accès à de quoi écrire, il va bien falloir que je me rabatte sur les OS, non seulement pour pas perdre la main mais aussi pour pas devenir barge.
Ainsi, si je devais passer un pacte avec Gisèle, je pencherai pour la rédaction d'un OS par semaine, avec si possible 1 OS en anglais par mois, histoire de ne pas me rouiller de ce côté là non plus. Bien sûr, je ne tiendrais jamais le défi, c'est pour ça que la barre est haute. Gisèle et moi ces derniers temps, on est plus trop copines et ça m'exaspère profondément.
Fin je crois que vous aviez compris.
De toutes façons, écrire, ça craint.




