Une Nouvelle Ere

Simple Present

Là où tout commence, où tout se termine, pensées journalières, routinières...

Les gens comme ça

le 16/04/2008 à 23h32
Dans ce genre de situation,

Les gens comme moi se posent des questions qui servent à rien. Des questions existentielles, sur la vie, la mort, le passé, le futur, le présent des fois, le destin souvent, la fatalité, dieu, la religion, la culture, l'amour, la famille, la haine, la colère, le pardon, l'indifférence, la différence, la volonté, les choix, les voeux, les souvenirs, ce qu'on a, ce qu'on aurait voulu avoir, ce qu'on espère avoir un jour et ce qu'on souhaiterait oublier, et tout un tas d'autres trucs cons et humains à la fois.

Les gens comme moi ont un caractère de merde, pas trop en surface, mais quand on creuse un peu et qu'on aperçoit les mauvais jours, on se rend compte à quel point les gens comme moi sont chiants des fois.
Ils ont une sensibilité puissance dix mille, du genre à chialer devant la télé en regardant "ça cartoon", mais la force de tenir le coup dans des situations catastrophiques.
D'accord, j'exagère pour ça cartoon.

Les gens comme moi sont des emmerdeurs de première, des optimistes jusqu'au bout, des "tant qu'y'a d'la vie y'a d'l'espoir", des gens qui tiennent le coup pour ceux qui lâchent prise, pas par force personnelle, mais pas volonté de préserver l'autre. Les gens comme moi sont du genre à se battre comme des forcenés quand vous leur dites que vous en avait plus rien à fouttre de la vie, de l'avenir, de la Terre et du cosmos, et vous promettent de venir vous fouttre des coups de pieds au cul jusqu'en enfer si vous osez mettre un pied de l'autre côté. Les gens comme moi, quand vous êtes à la place de celui qui baisse les bras, sont que des putains d'égoïstes dont on rêve de se débarrasser et qu'on insulte à tours de bras.
Et qu'on remercie plus tard, quand ça va mieux, quand on ouvre les yeux.

Les gens comme moi on une confiance stupide, naïve, et infondée en l'avenir, ce sont des optimistes maladifs, qui sont tristes quand il le faut, mais qui ont toujours foi en cette phrase à la con qui dit "tout s'arrangera". Les gens comme moi croient pourtant pas spécialement en un divin mystique qui aurait tracé toutes nos destinées sur un bout de cahier de brouillon, juste au fait que certaines choses arrivent parce qu'elles le doivent, que ce qui nous tombe dessus nous aide à nous relever, et qu'une fois debout pour nous abattre, il faut mettre les bouchées doubles. Les gens comme moi croient que la douleur nous fait mal, nous brise, nous pourrit l'existence, nous donne l'impression de pisser le sang jusqu'à être saigné à blanc, gelé de l'intérieur, mais ils croient aussi qu'une fois qu'on envoie valser cette saloperie de souffrance qui veut nous abattre, une fois qu'on envoie sur les roses tous les enfoirés qui aiment nous voir à terre, une fois qu'on est debout sur nos pieds, alors la douleur nous forge, nous apprend, sur le monde, sur la vie, sur nous même, elle nous fait voir les choses différemment, nous fait grandir.

Mais les gens comme moi savent aussi que quand l'heure est venue, le meilleur est de cesser de souffrir. Ils croient que quand tout est perdu, alors autant que tout finisse vite, quand pas une once d'espoir ne se profil, quand la foi, la science, la prière, ou les forums en ligne ne peuvent plus rien pour vous, il faut se laisser aller à un repos mérité, un repos éternel, parce que qu'il y ait un après ou non, la douleur, elle, elle s'arrête.
Et on est libre enfin.

Les gens comme moi ne baissent vraiment les bras que quand tout est terminé.
Et comme ce sont des enfoirés qui passent leur temps à faire la morale aux autres, et remonter leur bonus d'humeur, les gens comme moi après le deuil, remontent la pente un jour où l'autre, parce que ça serait le comble de l'hypocrisie de se laisser aller après avoir demandé, même ordonné, aux autres de se battre.

Les gens comme moi éprouvent souvent le besoin de parler, de dire les choses, et parfois pas l'occasion, ou le cran, ou la voix, alors du coup ils écrivent les trucs sur une page blanche, comme ça au moins, ils sont dehors.

Les gens comme moi sont flippés à l'idée de revoir des visages, des gens, connus ou inconnus, qui sont tristes pour eux, à la limite de la pitié ; les gens comme moi sont flippés à l'idée de revoir les visages des hypocrites, des sales enfoirés, des vautours qui pillent déjà les coffres avant que la clé ne soit mise sous la porte, ces hyènes qui vous dévorent comme si vous n'étiez que charogne. Ils sont flippés de ça parce qu'un jour, ils savent qu'ils péteront un cable et balanceront en pleine face leurs quatre vérités à ces perfides là, mais ce jour là, ça ne doit pas être celui-là.

Les gens comme moi se sentent mal quand ils oublient le temps d'un instant, quand les pensée sombres disparaissent, quand ils se rendent compte qu'ils sont occupés à autre chose, qu'ils se sentent sourire pour des idioties, qu'ils rient même des fois pour presque rien, ils se sentent mal, voilà.
Ils attendent juste que les choses passent, parce qu'elles finiront par se passer, ils se montent juste un moral d'acier, se serrent les coudes, respirent une bonne fois, ils ferment les yeux et ils espèrent que tout sera bientôt terminé, pour que tout puisse recommencer.

Les gens comme moi, je suis pas sûre que y'en ait des tas.
Mais y'a déjà moi, et chiante comme je suis, je compte au moins pour deux.

[icone par moi]

Tags : a day in the life, frackin' mood

Gimme some sleep

le 03/05/2008 à 17h06
icone par moi
Bonjour les gens,

Ca fait un moment que j'ai pas posté quelque chose ici, et ça commence à me manquer dare de pas parler toute seule.

Bon tout le monde le sait mais l'année universitaire approche, pour moi les cours se sont terminés mercredi, et avec un peu de chance l'année elle même se finira lundi.
Hâte que ça se termine, n'empêche.

J'ai des révisions plein la tête, plus ou moins de stress suivant les moments, j'ai viré les doutes d'un coup de balai en me concentrant uniquement sur l'objectif du futur très proche, à savoir avoir ces fichus partiels directement et ne pas aller au rattrapage.

Pour la suite, je verrais après.
Comme on dit chez moi, first things first.
(But not necessarily in that order !)


J'avoue que là, en cet instant précis, je suis assez hs. La psy du travail c'est pas ma copine.

Je vais tacher de finir mes révisions, sachant que je ferai l'impasse sur certaines choses en croisant les doigts.

Vivement lundi.
Parce que en fait, une fois dedans, c'est pas si compliqué, on sait ou on sait pas, on coche les petites réponses, on colorie au dos de la feuille bien gentiment pour que la machine le lise correctement, on va déjeuner, l'aprem rebelote, et on rentre chez soi !

On rentre chez soi.
Vacances.

Alors si on se rappelle bien, cet été je dois : *checklist are baaaack*
[ ] Bosser le code
[ ] M'inscrire à l'auto-école
[ ] Passer le permis
[ ] M'acheter une décapotable... nan jdéconne !

[ ] Me faire des sous
[ ] Relire sagement mes cours pour ne pas être larguée à la rentrer après 4 mois de vacs.

[ ] Lire les Harlan Coben que j'ai en retard. (Les assidus remarqueront que celle ligne revient souvent dans mes checklists, et qu'elle est jamais cochée mdr)
[ ] M'attaquer à Kathy Reichs

[ ] Ecriiiiiire
[ ] Mettre mes tofs dans des cadres pour changer la déco de mes murs (Valérie Damidot c'est ma meilleure amie d'abord 8D)

[ ] Renouer avec des gens que j'ai pas vu depuis longtemps.

[ ] Si jfais d'autres trucs, je vous préviens ^^


(Les gens si vous saviez comme c'est bon de fermer les yeux et de sentir les rayons de soleil sur son visage, l'odeur de l'herbe, des fleurs, le printemps, sentir l'été dans vos entrailles, sentir la brise caresser votre peau, et vous sentir vivant.)

Tags : a day in the life, checklist

Pain.

le 09/05/2008 à 22h50
icone par moi

Le chagrin est une maladie chronique.
Un peu à l'image de l'hystérie, il y a la grande crise, et les symptômes permanents.
La première est caractérisée par des cris, des pleurs, des tremblements, parfois des accès de violence.
Pour les seconds, il y a un poids sur la poitrine, une boule dans la gorge, les jambes faibles, la migraine, des battements de coeur plus ou moins réguliers, la nausée, le manque d'air, la claustrophobie, l'agoraphobie aussi.
Toujours sur le même modèle, il convertit lui aussi l'angoisse en symptômes. Angoisse de la mort, angoisse de la perte, angoisse du vieillissement, angoisse de la disparition, angoisse de la douleur, angoisse de l'angoisse.

C'est lourd, ça fait mal, ça donne envie d'hurler ou de se rouler par terre.
Et pourtant on fait avec.

Ca génère des comportements plus ou moins étranges, plus ou moins stupides. Plus ou moins humains.

Envie d'une glace fondue au micro onde pour se rappeler des souvenirs, envie de regarder des dessins animés, pour la même raison, envie de partir en courant pour se défouler, envie de crier pour se faire entendre, envie de s'engueuler pour que tous les non dits sortent enfin, envie de bruit, envie de silence, envie de perdre patience, envie de se rouler en boule et de ne plus bouger, envie de penser, repenser, ressasser, envie de penser à autre chose, de se changer les idées, envie stupide de se regarder Doomsday juste pour avoir une raison physique de douiller, en se disant que fatalement on se sentira encore plus mal après.

C'est lourd, ça fait mal, ça donne envie d'hurler.
C'est moche, c'est dur, et pourtant si facile, d'avoir du chagrin.

Y'a des instants où tout disparait, où ça va, où la pression disparait, où on se sent comme soulager. Où on se sent comme un sale enfoiré.
Y'a des instants où tout apparait, où tout va mal, où la pression nous étouffe, et on se sent compressé. Où on se sent lamentable, égoïste, et faible de douiller.

Le chagrin ne satisfait personne, peu importe la manière dont il apparait.
Pourtant c'est la plus facile des options qui s'offre à nous quand on fait face à l'impuissance.

On est si peu de chose.
Et pourtant on peut faire tant.

Et moi pour l'instant, je vais juste poster cet article, et à nouveau me demander quoi faire.

Tags : a day in the life, frackin' mood, out of order

Simplement deux jours

le 12/05/2008 à 13h26
icone par moi

Donnez moi deux jours
Avant de réparer mes erreurs
Donnez moi deux jours
Pour revenir au meilleur

Donnez moi deux jours
Pour renouer avec le passé
Donnez moi deux jours
Pour retrouver ceux que j'ai aimé

Donnez moi deux jours
Pour vous parler à nouveau
Donnez moi deux jours
Et après tout sera plus beau

Donnez moi deux jours
Et je vous assure ça ira
Donnez moi deux jours
Parce que tout ça passera

Donnez moi deux jours
Pour retrouver la routine
Donnez moi deux jours
Et après je ferai bonne mine

Donnez moi deux jours
On a besoin d'avoir mal
Donnez moi deux jours
Avant de reprendre la vie normale

Donnez moi deux jours
Pour souffrir encore un peu
Donnez moi deux jours

Pour dire Adieu.

Tags : poetry

Migraine en prévision.

le 27/05/2008 à 23h20
icone par moi

Je commence un article parce que ça fait plus de quinze jours que j'en ai pas fait un pour parler un peu de moi, alors même si les gribouillis sériesques prouvent que je suis toujours en vie, ça fait quand même un peu pathétique.

Nouvelle CSS, avec plus de couleurs - notons que j'avais déjà commencé à travailler dessus avant qu'on me fasse remarquer que j'en mettait pas beaucoup, je suis pas à ce poiiint influençable quand même ! Lol
Peut-être que j'avais besoin de repeindre les murs histoire que y'a au moins de la couleur quelque part dans ma vie.

C'est rose, rouge, même un peu orangé, c'est chaud, c'est sucré comme une barbe à papa, c'est doux, c'est tendre, c'est girly, tout ce qu'il me faut en ce moment. Fin jsuppose.

Trois docteurs dans l'angle pour surveiller le tout, il me faut bien ça.
C'est certain.
Sûrement que d'un docteur aussi, j'en ai besoin.
Faudrait surveiller les plaies qui sont sensées cicatriser.

L'angoisse est un phénomène qui peut être long à se mettre en place, mais qui est persistant. Ainsi, quand on angoisse à cause d'une situation, quand on angoisse en attente d'une nouvelle, on se sent étouffé, renfermé, on se sent compressé, et au moindre imprévu on craint le pire. Quand le téléphone sonne, on a une décharge d'adrénaline, le coeur bat à tout rompre, la respiration s'accélère, on commence à secréter de la sueur, et touti quanti.
Quand une nouvelle arrive, on ressent une explosion, une implosion, un choc, une douleur, mais cette concrétude des faits fini par nous soulager de l'angoisse, de l'inquiétude permanente qu'on s'était imposées.
Le problème, c'est qu'une fois les faits passés, une fois la période critique dépassée, l'angoisse persiste sans pourtant qu'on la rappelle. C'est comme si on s'était habitué, comme si elle se plaisait dans nos têtes, c'était fait un nid bien chaud et n'avait pas envie d'en sortir. Comme une espèce de conditionnement qui consiste à avoir une réaction suite à un stimulus. Une bouffée d'angoisse quand le téléphone sonne.
Vous me direz, le tout est de débrancher le téléphone. Mais rien ne dit que quand le téléphone ne sonne pas, ce n'est pas pire.

L'angoisse de base, celle de l'attente, est une angoisse de la situation présente, de la période critique à venir, et de la situation future. Le soucis, c'est que pendant la période critique, on ne fait que souffrir, et on fait une croix sur les considérations de la période future.
Considérations angoissantes qui vous reviennent dans la gueule comme un boomerang quelques temps après la fin de la période critique.

Du coup, si d'autres évènements causés par les faits qui étaient au centre de la période critique deviennent sujet d'inquiétude, c'est le bon vieux cercle vicieux, qui consiste à s'angoisser en attendant le changement, changement qui lui même entrainera une douleur, puis un léger soulagement, et à nouveau le retour fou furieux d'une angoisse.

En deux mots : c'est la merde.
Le titre vous avait prévenu.

D'où le besoin de chaleur, de douceur, de sucre, et de docteurs.
Tout s'explique.

Et l'abondance de note reviewative (j'invente des adjectifs si je veux), ça n'est que le seul moyen que j'ai trouvé de réfléchir, analyser, et me concentrer sur quelque chose de concret, logique, et pas déprimant.

Mais à part ça, ne vous inquiétez pas, tout roule...

Tags : frackin' mood

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