Il y a ces étincelles
Comme ces vermicelles
Sucrés, colorés,
Sur les gâteaux décorés.
Il y a les aléas de lumières
L'ombre, l'or et le désert
L'éblouissement, le réveil
La chaleur, l'arc-en-ciel.
Il y a des cloches
Les tintements,
Les mélodies, les chants,
Les murmures à mon oreille.
Il y a les clacs et les clics
Et puis les bangs effrayants
Il y a le rythme, la musique
Le bruit assourdissant.
Il y a cette odeur dans l'air
Celle de la vie, celle de la terre
Il y a la vue de l'eau qui coule
Et son goût distant sur ma bouche.
Il y a mes yeux clôts
Le ruissellement dans ma nuque
Et je compte, émerveillée
Quand soudain chante son cri abrupte.
Ce sont ces secondes dorées
Qu'on compte pour savoir la distance
Puis vient le tonnerre qui gronde
Encore, ça vibre, incessamment.
C'est le ciel qui est brisé
C'est sa colère qui éclate
C'est son cri, ses pensées
C'est ses éclairs dans le néant
La terre tremble sous les vies figées
Dans l'immensité d'un instant
Le Terrible a rompu ses chaines
Sous nos regards, éblouissant.
Il y a ceux que ça inquiète,
Il y a ceux que ça intrigue,
Moi j'aime juste regarder les lignes
Que l'orage dessine.
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